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Juste un avant goût des publicités qui seront diffusées lors du Super Bowl XLVI sur NBC.
1. Bande-annonce The Avengers : Il est habituel de voir les blockbuster de l’été présenter leur bande-annonce lors du Super Bowl. Voici celle de The Avengers avec
2. Volkswagen : The Dog Strikes Back : La formule avait cartonné en 2011, la revoici pour le Super Bowl 2012. Une pub VW sur le thème de Star Wars.
3. Kia : Victoria’s Secret avait marqué les esprit au Super Bowl de 2008 avec une pub mettant en scène Adriana Lima, la voici de retour, pour Kia cette fois.
4. Honda CR-V : La marque de voiture met en scène l’acteur Matthew Broderick dans une publicité plutôt amusante.
Je vous conseille également de rester attentif à la pub Budweiser qui fera un petit retour dans le temps. En attendant de découvrir ces publicités je vous laisse regarder les teasers. Rendez-vous lundi pour un article sur les publicités du Super Bowl.
L’Amérique a depuis longtemps su créer des légendes, des héros, des personnes ordinaires qui du jour au lendemain se retrouvent adulées, font la une de tous les journaux et passionnent les foules.
Parmi les nombreux héros américains, il y en a qui proviennent du sport. Quoi de plus naturel de retrouver l’un d’entre eux dans le sport national : le football (le football américain). Le dernier héros ou enfant chéri se prénomme Tim Tebow, quaterback des Broncos de Denver. Le jeune homme de 24 ans est devenu en quelques mois l’un des chouchous de l’Amérique puritaine.
Un sportif – Sa carrière NFL :
Drafté en 2010 par les Broncos (reprêché dans le football universitaire pour jouer en NFL), Tim Tebow a passé sa première année sur le banc des remplaçants. Peu convaincant, ce n’est qu’en 2011 qu’il a pu trouver du temps de jeu au sein de son équipe. En effet, après une fiche de 1-4 (1 victoire et 4 défaites), le jeune quaterback s’est vu offrir une chance immense en devant titulaire pour le reste de la saison. Mal parti pour se qualifier pour les playoffs du Super Bowl, Tebow est parvenu à redresser la barre offrant aux Broncos une qualification inespérée pour les playoffs. Tim Tebow séduit par son jeu risqué, n’hésitant pas à se frotter à la défense adverse, mais également par sa capacité à renverser des matchs au quatrième quart. Alors que les matchs semblent perdus, le quaterback des Broncos parvient à renverser la vapeur pour offrir la victoire aux siens.
Son moment de gloire, il le connaîtra lors des playoffs lorsqu’en prolongation, après 20 secondes seulement, il offre un touchown de 80 yards à son équipe, les qualifiants pour le tour suivant au détriment des Steelers de Pittsburgh, finaliste du Super Bowl XLV.
Un croyant – le média de Dieu :
Si le jeune quart-arrière de la NFL s’est distingué par ses qualités sportives, c’est également son attachement à la religion qui a fait couler de l’encre. En effet, le jeune homme montre ouvertement sa foi sur les terrains de football. À l’université. il indiquait le verset de la bible qui l’inspirait sur ses pommettes (voir photos).
Lors des conférences de presse, il déclare régulièrement que Dieu l’aide dans sa tâche sur le terrain, allant même à attribuer le Touchdown donnant la qualification aux Broncos Vs les Steelers à sa foi. Enfin, et plus populaire encore, sa génuflexion après un TD, désormais appelée Tebowing en son honneur.
Un geste pieux, au cours duquel il remercie Dieu. Une posture devenue célèbre auprès des américains. Militaires, touristes et même Lindsay Voon ont succombé au Tebowing.
Nulle doute qu’un jeune homme de 24 ans, croyant, affichant publiquement sa foi et défendant les valeurs chrétiennes plaise à l’oncle Sam.
Alors que faut-il de plus à l’Amérique pour construire son héros ? Hé bien une légende, une histoire hors norme, à l’américaine.
Un survivant – Les légendes se construisent dès la naissance :
En plus d’être un excellent sportif (doué pour changer la destinée d’un match) et d’être un défenseur des valeurs chrétiennes dans une société américaine puritaine, Tim Tebow est également un sur-homme, ayant défié la mort dès son plus jeune âge. Enceinte, la maman de Tim contracte une maladie pouvant mettre sa vie ainsi que celle du foetus en péril. Refusant de se faire avorter, elle accouchera d’un enfant faible, luttant entre la vie et la mort. Le père de Tebow aime raconter qu’il a prié Dieu sans relâche pour que celui-ci vienne en aide à sa famille, à son fils, lui promettant en échange de prêcher la bonne parole.
Tiens, tiens, la religion, encore. Quoi Qu’il en soit, le frêle Tim a lutté, a survécu et est devenu maintenant l’un des quaterback les plus regardé de la NFL. Un récit difficilement vérifiable, mais qui n’est pas sans rappeler celui d’un certain Captain America.
Une naissance et une vie digne des grands récits populaires, un défenseur des valeurs puritaines et un champion de sport, voilà les 3 éléments qui ont fait de Tim Tebow la personnalité NFL de cette saison 2011 – 2012. Tout au long de l’année, la presse ainsi que l’Amérique découvre cet enfant terrible, ce sportif croyant s’étant battu pour vivre. La presse ne parle que de lui et plus la saison avance, plus Tebow attire la curiosité et fait l’unanimité sur l’image saine qu’il véhicule. A l’approche des séries, Tebow est présent dans toute la presse nord-américaine et sa victoire contre les Steelers en Wild Card ne fait qu’agrandir le mythe.
Malheureusement, la machine a ripé. La vague médiatique grandissante s’est brisée nette le samedi 15 janvier au Gillette Stadium. Tebow à la tête des Broncos affrontent les Patriots de Tom Brady de 10 ans son ainé. Brady a connu la gloire et la joie de soulever le Super Bowl. 3 heures plus tard, les Broncos échouent aux Divisional Playoffs sur le score de 10-45 face aux Patriots. Triste fin pour celui qui est devenu le fils de Dieu, le fils de l’Amérique puritaine, le fils du sport, le fils d’une mère fière de son petit gars. Dès le dimanche, Tebow disparaît de la presse. Quelques articles sur sa défaite mais rien de plus. Fini les pages spéciales. Tebow n’intéresse plus, ce sont les 49ers qui font parler d’eux et leur quaterback, le vilain petit canard de ce début de saison (tien, encore une histoire populaire). Si l’ascension est belle et fulgurante, la descente peut l’être davantage lorsque le destin n’est pas de son côté. Les médias portent mais ne supportent pas.
Tim Tebow est un bel exemple de succès story américaine, crée de toute pièce par les médias qui façonnent les héros modernes et le joueur. Si le sport a ses héros, si les stades ont leurs dieux, la valeur d’un joueur, d’un sportif se mesure d’abord sur le terrain. Ceux qui l’oublient ont tendance à se brûler les ailes et retomber violemment sur terre. Si la saison de Tebow est loin d’être anodine et mérite d’être reconnue, il lui faudra reprendre 2012, en espérant qu’il retrouve la voie du succès qui lui permettra d’écrire son histoire et non de la faire écrire…
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