Critiques

Prometheus
Affiche Prometheus

☆☆☆☆

17/20

Depuis de longs mois Prometheus a fait couler beaucoup d’encre. Même sur Actucinoche nous avons proposé plusieurs articles sur le sujet. Au final la seule question qui demeurait est : Prometheus est-il un film de la saga Alien ou non? Sorti depuis quelques semaines dans les salles, chacun a pu se faire son idée. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le nouveau film de science-fiction réalisé par Ridley Scott, avec un casting intéressant (Noomi Rapace, Charlize Theron, Michael Fassbender), a divisé le public…



Synopsis :
Comment la vie est-elle apparue sur Terre ? D’où vient l’homme ? C’est ce que tente de découvrir deux scientifiques, Elizabeth Shaw (Noomi Rapace) et Holloway (Logan Marshall-Green). Plusieurs traces retrouvées dans les dessins de plusieurs civilisations disparues, semblent indiquer que la piste extra-terrestre comme étant la plus appropriée. À bord du Prometheus dirigé par le commandant Meredith Vickers (Charlize Theron), l’équipe de scientifiques part à la découverte de nos créateurs…

Prometheus

Critique :
Si Prometheus divise la critique, il est pour moi un excellent film de science-fiction. Renouant avec les codes de la saga Alien, innovant quelque peut, Prometheus est visuellement très beau. Trop beau peut-être. L’image semblait trop propre, le vaisseau trop parfait tout comme la planète. Mais qu’importe, on embarque dans l’aventure, ne sachant pas si un Alien surgira ou non.

Côté scénario on peut noter quelques faiblesses ou plutôt un manque de rebondissement. En effet, pour ceux qui connaissent la saga Alien, rien de très surprenant, le tout est même prévisible. En revanche, le scénario à le mérite de faire côtoyer deux univers se recoupant sans pour autant que l’un ne soit le début de l’autre. J’y reviens.

En ce qui concerne le casting, on peut dire que Ridley Scott ne s’est pas trompé. Noomi Rapace est excellente dans son rôle de scientifique, croyante, battante. Par ailleurs Michael Fassbender nous propose un androïde très réussi, bluffant par moment. Enfin, Charlize Theron irradie l’écran à chacune de ses apparitions, un personnage secondaire glacial et froid qui aurait pu être creusé un peu plus. En dehors de ces trois personnages, les autres sont relativement peu développés, sans surface. Un manque de travail au niveau du scénario dans lequel ils n’ont pas leur place.

Prometheus Michael Fassbender

Au final, Prometheus est un excellent film. S’il comporte certains défauts, il m’a pourtant énormément plu, peut-être par son petit côté nostalgique qu’il a suscité en moi. Mais pour mois il restera certainement dans mon Top 10 des films de 2012.

Prometheus un film de la saga Alien ?
Non. Pour moi la réponse est claire. Prometheus n’est pas une préquelle à Alien. Tout simplement parce que l’histoire du film n’a pas pour but d’expliquer l’avant Alien.
Prometheus est une autre histoire, se déroulant dans le même univers qu’ Alien et qui va couper l’histoire de la saga avant que les films ne commencent. Le film apporte donc un élément de réponse, un aperçu de l’avant Alien. Mais Prometheus a sa propre histoire et pourrait avoir sa propre saga.
Voici un petit graphique qui illustre mes propos :

Prometheus Alien

Le trait noir représente ce qu’on connait de la saga Alien grâce aux films. Il y a l’après Alien 4 qui nous est inconnu et l’avant Alien également (trait discontinu). À côté de cela nous avons Prometheus. L’histoire de Prometheus (trait rouge continu) va couper celle d’Alien, nous donnant des renseignements sur l’histoire de la saga, sans pour autant en être le préambule aux Aliens. Alien et Prometheus sont donc liés mais pas alignés. Après chacun se fera un avis sur la question et peut-être que l’avenir nous le dira avec une suite pour Prometheus. Un Prometheus 2 ? Qui sait ?

Charlize Theron Prometheus

PROMETHEUS

☆☆☆☆

17/20


Réalisé par : Ridley Scott
Casting : Noomi Rapace, Michael Fassbender, Charlize Theron, Idris Elba, Guy Pearce, Logan Marshall-Green, Sean Harris
Genre : Science-fiction
Durée : 2h00
Sortie en salle : Mai 2012
Titre original : Prometheus
Origine : USA

Men In Black 3
affiche Men In Black 3

☆☆☆☆

15/20

Le trio était gagnant dès le départ: Barry Sonnenfeld à la réalisation, Will Smith et Tommy Lee Jones dans la peau de J et K. Un retour après 10 ans d’absence assez réussi…


Synopsis :
Cela fait 15 ans que l’agent J et K travaillent ensemble pour protéger notre planète contre la menace extraterrestre. Mais lorsque l’agent K disparaît, J sais tout de suite que quelque chose d’anormal s’est passé. Il décide alors de remonter le temps pour sauver son ami et éviter une catastrophe…

Will smith josh Brolin

Critique :
Si le premier MIB est culte pour toute une génération, le deuxième volet (MIIB – 2002) avait laissé le public plus sceptique. Ce troisième volet réconciliera les nostalgiques avec les deux agents du MIB.
Si Tommy Lee Jones prend un fameux coup de vieux, le duo reste toujours aussi efficace. La froideur de K contrastant avec la spontanéité de J.

Men In Black 3 a réussi à revenir à ce qui avait fait le succès du premier : à savoir mettre de l’humanité et de l’humour justement dosé dans un univers de science-fiction (contrairement au second volet qui était tombé dans la surenchère). Will Smith est très drôle, renouant avec les rôles de ses films cultes (Independence Day, Men In Black, Bad Boys). Tommy Lee Jones est tout aussi charismatique mais c’est surtout le travail de Josh Brolin qui est à souligné. En effet, celui-ci interprète K jeune. Il faut dire que ses mimiques, sa façon de se mettre dans la peau de K et dans les traits de Tommy Lee Jones est bluffant, même si l’acteur nous avait déjà impressionné avec un exercice semblable dans W. – L’improbable Président.

Josh Brolin Alice Eve

En résumé, Men In Black 3 est un très bon divertissement où le mélange science-fiction, humour, action fonctionne à merveille. Une petit reproche quand même : un scénario un peu trop linéaire et épuré. Un film à voir, surtout si les hommes du MIB font partie de votre adolescence ;) .


men in black 3

MEN IN BLACK 3

☆☆☆☆

15/20


Réalisé par : Barry Sonnenfeld
Casting : Will Smith, Josh Brolin, Tommy Lee Jones, Alice Eve, Emma Thompson, Michael Stuhlbarg, Nicole Scherzinger
Genre : Science-fiction, action, comédie
Durée : 1h40
Sortie en salle : Mai 2012
Titre original : MIB 3 – Men In Black 3
Titre québécois : Les Hommes en Noir 3
Origine : USA

The Raven – L’Ombre du mal
The Raven affiche

☆☆☆☆☆

12/20



Réalisé par James McTeigue (V pour Vendetta) The Raven ou L’Ombre du mal (Le Corbeau au Québec) met en scène Edgar Allan Poe, interprété par John Cusack, dans un thriller où l’enquête est menée l’inspecteur Emmet Fields incarné par Luke Evans.


Synopsis :
Edgar Allan Poe (John Cusack) est un écrivain à la dérive. Sans inspiration depuis un long moment, il préfère écumer les bars, sombrant petit à petit dans l’oubli. Mais grâce à un mystérieux assassin, ses nouvelles vont bientôt revenir à la une du journal local…


Critique :
Des dialogues intelligents, une belle direction artistique, un casting relevé et une intrigue plate et sans rebondissements, voilà ce qui caractérise The Raven.
Les images et la bande-annonce m’avaient donné envie de découvrir ce thriller qui se déroule au XIXème siècle. Un tueur qui sévit en reproduisant les célèbres nouvelles d’Edgar Allan Poe, il n’en fallait pas beaucoup plus pour me convaincre. Malheureusement, je suis sorti de la séance déçu.

The Raven

Déçu du scénario qui ne m’a vraiment pas captivé. L’enquête se déroule simplement devant nos yeux. On passe d’un meurtre à l’autre sans transitions et les indices accumulés semblent tomber du ciel à chaque fois. Si la trame principale est séduisante, elle a cependant été mal exploitée.

En revanche L’Ombre du mal se rattrape avec une très belle réalisation signé James McTeique. À cela s’ajoute une belles ambiances, une atmosphère sombre et brumeuse qui entour le film du début à la fin. La qualité de jeu des acteurs et celle des dialogues méritent d’être soulignée. Mais cela ne suffit pas à faire passer l’ennui d’un scénario trop linéaire et assez pauvre.

Bref, The Raven (L’Ombre du mal / Le Corbeau) est un thriller banal qui ne vaut pas le détour par les salles obscures.


Bonne séance ;)


John Cusack The Raven

THE RAVEN – L’OMBRE DU MAL

☆☆☆☆☆

12/20



Réalisé par : James McTeigue
Casting : John Cusack, Alice Eve, Luke Evans, Brendan Gleeson
Genre : Thriller
Durée : 1h50
Sortie en salle : avril 2012
Titre original : The Raven
Titre français : L’Ombre du mal
Titre québécois : Le corbeau
Origine : USA, Espagne, Hongrie, Pologne

La Cabane dans les Bois

☆☆☆☆☆

15/20


Réalisé par Drew Goddard avec Kristen Connolly, Chris Hemsworth et Anna Hutchison, La Cabane dans les bois est un film qui mélange les genres, les clichées, les codes du genre, les références et l’originalité…


Synopsis :
Un groupe de teenager qui s’aventure dans un chalet au fond des bois, c’est banal. Lorsque ceux-ci se font agresser et que le voyage tourne à l’horreur, c’est du déjà-vu. Quand tout cela est manipulé, ça devient intéressant. Mais lorsque cela vire à l’irréel, ça devient surprenant…



Critique :
La Cabane dans les bois est un film d’horreur qui commence, ou presque, de façon très classique. Les codes du genre sont respectés, tellement bien qu’on finit presque par regretter d’avoir acheté son ticket de cinéma. Mais comme le suggère la bande-annonce, il y a une dimension supérieure, des personnes qui contrôlent partiellement les évènements. Mais lorsque le film s’emballe, les codes se brisent, le film nous surprend et nous amène là où ne s’y attend pas du tout.



Surprenant est le premier terme qui me vient à l’esprit pour décrire La Cabane dans les bois. Je ne peux pas dire que j’ai adoré le film car je suis sorti avec un arrière-goût de ridicule. En même temps La Cabane dans les bois propose quelque chose d’innovant tout en jouant sur les codes et les références.

Alors qu’en penser ? Je crois que le plus simple est d’aller voir le film et de se faire son propre avis. Le film est plutôt bon. On est content de ne pas avoir été une fois de plus victime d’un Nième déjà-vu mais en même temps il y a un côté exagéré, assumé, mais qui peut déplaire.

Bonne séance !


Anna Hutchinson

LA CABANE DANS LES BOIS

☆☆☆☆☆

15/20


Réalisé par : Drew Goddard
Casting : Kristen Connolly, Chris Hemsworth, Anna Hutchison, Fran Kranz, Bradley Whitford
Genre : Horreur
Durée : 1h35
Sortie en salle : avril 2012
Titre original : The Cabin in the Woods
Origine : USA

Young Adult
affiche young adult
☆☆☆☆
10/20


Réalisé par Jason Reitman (In The Air, Chloe) Young Adult est un drame romantique mettant en scène la ravissante Charlize Theron dans le rôle principal de Mavis Gary. Un film dramatique dénué d’intérêt.


Synopsis :
Mavis Gary (Charlize Theron), écrivaine de métier, passe son temps à courir les bars, les garçons et à vivre comme une ado à 37 ans. Lorsqu’elle reçoit un faire-part de naissance de son petit ami du lycée, Buddy Slade (Patrick Wilson), devenu papa, elle décide de retourner dans sa petite ville de province. Son objectif, reconquérir Buddy et lui prouver qu’ils sont faits l’un pour l’autre. À son arrivée elle s’aperçoit que rien à changé dans ce bled qu’elle a quitté depuis bien des années. Mais qu’importe, son objectif reste le même…




Critique :

Le film, que je plaçais à priori dans le registre de la comédie romantique, m’a plu pendant les 10 premières minutes. On découvre la vie d’une femme de 37 ans, complètement à la ramasse, qui vit au jour le jour. On éprouve rapidement de l’empathie pour le personnage qui promet d’être divertissant. Mais la partie comédie retombe aussi vite qu’un soufflé et là le drame se met en place. Le personnage de Charlize Theron s’apitoie sur son sort, est au bord de la déprime et nous la refile. Et plus le film avance, plus le personnage de Mavis nous est insupportable. Son personnage agit de façon grotesque, sans compréhension et compassion de notre part. Je ne parle même pas de la caricature du jeune papa mièvre et de l’ancienne tête de truc du lycée qu’elle devra forcément se taper pour respecter les bons vieux clichés des comédies romantiques. Enfin presque. Car pour que ce soit une comédie, il faut rire ou sourire un minimum et ce n’est pas le cas. Pour être romantique il faut de l’amour, de la tendresse. Ce n’est pas le cas non plus puisqu’on est plus dans de l’acharnement maladif que dans les sentiments. Au final, il ne reste que l’aspect dramatique, un drame pathétique sans engagement, sans message.


Bref, Young Adult est un film à éviter, qui m’a juste ennuyé d’un bout à l’autre et surtout filé le cafard. Même les talents de Charlize Theron ne viennent pas sauver le film. Vous l’aurez compris, passez votre chemin ;)



YOUNG ADULT

☆☆☆☆

10/20


Réalisé par : Jason Reitman
Casting : Charlize Theron, Patton Oswalt, Patrick Wilson, Elizabeth Reaser
Genre : Drame, Romantique, Comédie
Durée : 1h30
Sortie en salle : mars 2012
Titre original : Young Adult
Origine : USA


J. Edgar

☆☆☆☆
16/20


Depuis quelques années, Clint Eastwood enchaîne les films à la réalisation. Un enchaînement qui ravira les fans puisque ce maître du septième art déçoit rarement. Habitué au genre dramatique, au biopic et films historique, c’est tout naturellement qu’il nous revient avec un film sur le fondateur et grand patron du FBI J. Egdar Hoover. Dans le rôle principal, le tout aussi bon Leonardo DiCaprio, accompagné de la ravissante Naomi Watts et de Armie Hammer (The Social Network). Un film intéressant et remarquablement construit…


Synopsis :
J. Edgar relate une partie de la vie de J. Edgar Hoover, de ses débuts dans l’administration américaine, à la création du FBI, s’arrêtant essentiellement à l’enquête qui a permis au Bureau Fédéral d’Investigation de gagner sa légitimité, en passant pas ses derniers jours. Le film n’oublie pas d’évoquer la personnalité atypique et pour la moins contradictoire de patron tant admirer pour sa force de conviction que craint et redouter.


Critique :
Biopic sur le grand patron et fondateur du FBI, J. Edgar est l’un de ces films qu’on apprécie grandement à la première vision mais qui ne nous donne pas envie d’être revu tout de suite. Je m’explique.


Le film est construit sous forme de flash-back, nous retraçant les brillants débuts de J. Edgar Hoover à la tête du FBI et l’affaire qui aura permis à l’institution de gagner ses lettres de noblesses.


Clint Eastwood nous propose un film très intellectuel et creuse la psychologie des personnages. Son film répond davantage à la question qui était J. Edgar Hoover et non à ce qu’il a fait. Le scénario et les personnages sont tout en subtilité. Les personnages principaux nous sont présentés avec leurs forces, leurs faiblesses et de manière, il me semble, plutôt objective. Un film très instructif, remarquablement mis en scène et réalisé.
Les acteurs sont également impressionnants. Leonardo DiCaprio est exceptionnel, parfois méconnaissable dans le rôle principal. un personnage qui vieillit, qui mûrit, qui finalement se laisse emporter par une vision du monde hors de son temps. Une prestation exceptionnelle qui lui vaudra peut-être une reconnaissance au printemps prochain.



Là où le film pèche un peu c’est par son manque de subtilité dans la teneur des propos. On connait tous les théories conspirationnistes, les complots et autres grands secrets que les agences comme le FBI peuvent renfermer. Si Clint Eastwood expose des faits (les dossier secrets et personnel de J. Edgar qui ne seront jamais révélés) il laisse entrevoir de façon grossière les supposées complots auxquels le parton du FBI aurait pris part ou était au courant. Pour ma part, il me semble que le personnage, son attitude, les choix qu’il pose, suffisent amplement à semer le doute sur le bien fondé d’une tel agence ou du moins sur la justification de garder certains secrets.


Peut-être ces allusions grossière viennent conforter Clint Eastwood dans son soucis d’objectivité, le mettent à l’écart d’accusation de parti pris. Qui sait ? Quoi qu’il est soit, les métaphores utilisées, le développement psychologique des personnages sont des messages suffisamment éclairant sur la personnalité de J. Edgar Hoover.Les questions suscitées dans notre esprit sont claires, nulle besoin de les écrire sur le front des protagonistes.


Mais pourquoi n’ai-je pas envie de revoir le film tout de suite ? Tout simplement parce que si celui-ci est intéressant à la première vision, il comporte certaines longueurs. Essentielles à la compréhension du qui était J. Edgar Hoover, elles me deviendraient insupportable lors d’un second visionnage. Elles permettent de cerner le personnage, mais une fois cela fait, elles perdent de leur intérêt.


Au final, J. Edgar est un excellent film sur l’une des personnalités la plus influentes des États-Unis au 20ème siècle. Un film psychologique, mené de main de maître par l’excellent Clint Eastwood qui à su confier à l’un des acteurs les plus doué de sa génération un rôle à sa hauteur. Rien que pour la prestation de Leonardo DiCaprio, le film vaut le détour.


J. EDGAR

☆☆☆☆

12/20


Réalisé par : Clint Eastwood
Casting : Leonardo DiCaprio, Naomi Watts, Armie Hammer, Josh Lucas, Judi Dench
Genre : Biopic, drame
Durée : 2h15
Sortie en salle : Novembre 2011
Titre original : J. Edgar
Origine : USA

Cellule 211

☆☆☆☆☆
18/20


Sorti dans les salles en août 2010 (en France), Cellule 211 (Celda 211) est un film espagnol réalisé par Daniel Monzón.Goya du meilleur film en 2010, je suis tombé récemment sur ce film que j’avais loupé à sa sortie. Une vraie claque, un vrai coup de coeur qui montre une fois de plus que le cinéma espagnol recèle de petits bijoux.


Synopsis :
Juan (Alberto Amman), jeune marié et futur père de famille, vient de se faire engager comme gardien dans une prison à haut risque. Voulant bien faire, il décide de venir travailler un jour plus tôt, histoire de faire le tour des lieux et la connaissance de ses futurs collègues. Mais lorsqu’une émeute survient, Juan se retrouve pris au piège. Il n’a pas d’autres choix que de se joindre au mouvement et de se faire passer pour un nouveau détenu. Jusqu’où ce jeune gardien de prison sera-t-il prêt à aller pour retrouver sa femme (Marta Etura) enceinte ?



Critique :
Véritable plongée dans le milieu carcéral, Cellule 211 est l’un des meilleurs films de fiction que j’ai vu sur le sujet ces dernières années. Soucieux de ne pas tomber dans les clichés, de ne pas nous montrer une Xième version stéréotypée de l’univers carcéral, Daniel Monzón, le réalisateur, nous en livre une vision humaine mais rude.

Les personnages sont loin d’être caricaturaux. Brutals et violents, mais aussi réfléchis et moins impulsifs que d’ordinaire. Juan est livré à lui-même, obligé de pactiser avec l’autre, un autre qu’il était venu pour « combattre ». Le voilà pris dans un monde qui n’est pas le sien. Pourtant, comme nous, il fini par s’attacher à ses compagnons d’infortunes. Un côté humain est donné aux prisonniers, à ce milieu sur lequel nous fermons bien souvent les yeux. Cela n’empêche pas le film d’être rude, de proposer des scènes tragiques et violentes, bien que cette dernière n’est pas une fin en soi. Daniel Monzón prend toute la précaution nécessaire pour ne pas nous la servir gratuitement. Les propos tenus sont appuyés par sa réalisation, caméra à l’épaule, qui l’encre à mi-chemin entre le film de fiction et le reportage. Une façon de s’impliquer dans son sujet, de nous montrer que si Cellule 211 est une fiction, la réalité des centres de détention n’est pas très différente de ce qu’il filme.

Côté acteurs, il n’y a pas grand chose à dire. Tous ont une super interprétation, un talent qui mérite d’être reconnu. Ce n’est pas sans raison que trois d’entre eux ont récolté un Goya : Luis Tosar (meilleur rôle masculin), Alberto Amman (meilleure révélation masculine – et c’est amplement mérité) et Marta Etura (meilleure second rôle féminin).


Au total c’est 8 Goya que Daniel Monzón et Cellule 211 ont récolté. Alors que vous dire de plus si ce n’est que j’ai pris une véritable claque avec film. Un vrai coup de coeur que je vous recommande absolument. Cellule 211 est un film à voir, un incontournable.


CELLULE 211

☆☆☆☆☆

18/20


Réalisé par : Daniel Monzón
Casting : Luis Tosar, Marta Etura, Alberto Amman, Carlos Bardem, Antonio Resines
Genre : Drame, Thriller
Durée : 1h55
Sortie en salle : Août 2010
Titre original : Celda 211
Origine : Espagne

Shark 3D

☆☆☆☆☆
12/20


Réalisé par David R. Ellis (Destination Finale), Shark 3D est un film d’horreur mettant en scène des requins mangeurs d’hommes. Côté casting on y retrouve Sara Paxton, Chris Carmack, Dustin Milligan et Katherine McPhee, rien d’exceptionnel. Un film qui s’annonçait comme un Piranha 3D avec des squales. Le résultat final en est très loin


Synopsis :
Sara (Sara Paxton) invite ses amis dans l’un de ses maisons de vacances au bord d’un lac salé de Louisiane. Un endroit où elle n’est plus retourné depuis 3 ans. Au programme, fête, baignades et activités nautiques. Mais lorsque Malik revient d’une séance de wakeboard avec un bars en moins, les vacances de Sara tournent au cauchemar.


Critique :
Si je devais résumer Shark 3D, je dirais qu’il s’agit d’une version soft du Piranha 3D d’Alexandre Aja. Enfin soft ou ratée, c’est à déterminer…
La réalisation est assez pathétique. Si David R. Ellis n’est pas le plus grand réalisateur du septième art, il a déjà proposé quelques films intéressants comme Destination finale 2 ou Cellular. Avec Shark 3D on se demande ce qui a pu lui passer par la tête. Je crois que j’ai rarement vu un film avec autant de plans semblables. Il n’est certes pas facile de filmer sous l’eau mais de là à nous proposer sans cesse les mêmes plans avec différents personnages, il y a un marge, celle du manque de talent. En plus de cela, les morts sont ennuyantes et se ressemblent toutes ou sont au moins répétées une fois dans le film. A ce niveau je crois qu’il y a eu un manque d’imagination. Un chose est certaine, il apprécie filmer le popotin de ses actrices et de Sara Paxton, plan qu’il nous ressert sur terre, dans l’eau, bref sous tous les angles, à croire qu’il n’avait rien de plus intéressant à nous montrer (comme des requins par exemple).


Sara Paxton shark 3D


Autre point négatif, le scénario. Au niveau développement de l’intrigue et du scénario c’est un zéro pointé, le tout hyper téléphoné.
Quant à la 3D je ne sais pas ce que je dois en penser. Oui il y a des effets très réussis tant au niveau de la profondeur que des éléments qui peuvent ressortir. Maintenant de là à dire qu’elle est un vrai plus au film, que le film mérite son titre « Shark 3D » il y a un pas que ne franchirais pas. A choisir, j’ai préféré la 3D de Destination Finale 5.
Maintenant Shark 3D est loin d’être ennuyant. Oui c’est prévisible, oui il y a un manque criant d’originalité, de culot, d’excès qui font souvent le succès de ce genre cinématographique, mais on se laisse prendre par le manque de crédibilité de ces requins tueurs (oui c’est limite amusant).



On est donc loin de Piranha 3D complètement dans l’extrême mais assumé. Ici, on sent que David R. Ellis a levé le pied par manque de confiance ou de peur du ridicule. Mais à vouloir rester dans le politiquement correct ou le soft, il fait de Shark 3D un Xième mauvais film sur les requins. D’ailleurs le réalisateur s’en défend.

C’est ce que nous voulions depuis le début. Nous voulions faire un film d’horreur et nous en avions les moyens [...], mais nous n’avions pas besoin de tonnes de sang, de paires de seins ou d’insultes à tout va. Nous voulions faire un film que les plus jeunes puissent également apprécier. Je me souviens avoir vu Les Oiseaux quand j’étais petit ; il n’y a pas de sang, pas de seins, mais la peur est là. Source Allociné


Ce qu’il oublie c’est ce si il ne veut pas tomber dans le vulgaire ou l’excès, il lui faut une ambiance du tonnerre, une atmosphère (comme dans Jaws) . Et puis comparer son film aux Oiseaux de Hitchcock c’est un peu oser. Il reste encore du travail, beaucoup de travail.


Bref, Shark 3D est un film d’horreur tout ce qui a de plus banal. Si la 3D propose de jolis effets, elle n’est pas pour autant transcendante. Dommage, même si je n’ai pas passé un mauvais moment au cinéma ;) .


SHARK 3D

☆☆☆☆☆

12/20



Réalisé par : David R. Ellis
Casting : Sara Paxton, Chris Carmack, Joel Moore, Dustin Milligan, Katharine McPhee
Genre : Horreur
Durée : 1h35
Sortie en salle : Septembre 2011
Titre original : Shark Night 3D
Origine : USA

Apollo 18

☆☆☆☆
16/20


Réalisé par Gonzalo Lopez-Gallego, Apollo 18 est un film tourné sous le format du faux reportage. Il s’inscrit donc dans la veine des films initiés par The Blair Witch Project en 1999. Avec un budget plus gros (5 000 000 $) que les Paranormal Activity (15.000 $), The Blair Witch Project (60.000 $) ou REC (1 500 000 $), Apollo 18 a quand même réactivé la ferveur des amateurs des théories du complot. Si on peut faire un film aussi réaliste avec 5 millions de dollars, il était alors très facile pour la NASA de faire de fausses images de la conquête spatiale. Pour rappel, l’homme a posé le pied sur la lune le 21 juillet 1969. Un an plus tôt sortait dans les salles 2001 L’Odyssée de l’espace réalisé par Stanley Kubrick avec un budget de 11 millions. Il n’en fallait pas plus pour titiller les théoriciens du complot : et si Armstrong n’avait jamais mis le pied sur la lune, et si les images qui ont fait le tour du monde seraient en fait l’oeuvre de Kubrick… Quoiqu’il en soit, Apollo 18 joue le jeu à fond, s’engouffre dans cette brèche et nous offre un faux reportage version complot spatial…


Synopsis :
En 1970, suite à des coupures dans le budget de la NASA, le programme Apollo est définitivement arrêté. Apollo 18, 19 et 20 sont avortés. Officiellement, car officieusement le ministère de la défense américaine a décidé de poursuivre la mission. L’objectif d’Apollo 18, ramener des échantillons lunaires ainsi qu’y installer de l’équipement audio et vidéo. Pourquoi ? Les astronautes vont vite le découvrir…


Critique :
Vous l’aurez compris, Apollo 18 est un film qui tente de mélanger réalité et fiction. Il se base d’une part sur des faits réels (abandon du programme Apollo), de vrais images d’archives et, pour la plus grosse partie, d’images fictives. Apollo 18 est donc un film de science-fiction tentant de s’ancrer dans la réalité plus qu’au travers de la technique du faux reportage ou de la caméra subjective, comme dans The Blair Witch Project ou Paranormal Activity, mais en mélangeant le vrai et le faux, le monde du réel et le monde de la fiction.
Autant être clair dès le départ, je suis loin d’être un fan du genre. La direction photo pousse trop souvent l’effet d’image, la caméra est systématiquement instable tout du long et puis le fait que ces films jouent majoritairement sur la surprise et non le suspense.



Pour moi, Apollo 18 évite ces lacunes. Les astronautes installent des caméras fixes et mobiles sur la lune et dans leur module lunaire, ils disposent également de caméra presque subjectives placées dans leur casque ainsi que de quelques caméras portatives. Du coup il est plus facile de jouer sur le registre du suspense. Gonzalo Lopez-Gallego parvient à y créer une tension, une atmosphère autre que la simple surprise et le sursaut presque inhérent au genre du faux documentaire.
De plus le réalisateur assume totalement l’utilisation de différentes caméras. Certaines filment en 16/9, d’autres en 4/3, celles dans les casques des astronautes ont un cache sur la droite matérialisant l’arrondi du casque. Un mélange étonnant à première vue mais complètement assumé. Le passage d’un format à l’autre est très intéressant et apporte beaucoup de dynamisme à la réalisation et au montage.

Autre point fort : le traitement de l’image. Chaque caméra à ses propres teintes de couleurs, usant d’une palette de tons grisâtres impressionnante. Le grésillement des caméras est également très varié, prouvant qu’il est possible d’un faire un faux documentaire sans rester constamment avec « une image uniforme ». Un grand coup de chapeau à la direction photo qui réalise une belle prouesse technique.



Le gros point faible du film, comme souvent dans le cas du faux reportage, c’est le scénario. Celui-ci se met en place très lentement, et la place laissée aux rebondissements est très faible. Une linéarité qui est complètement cassée par la réalisation, le montage et le fait que le film puisse jouer sur différents registres : surprise ou suspense.


Si Apollo 18 se revendique être un mélange de Paranormal Activity et Alien, il est bien plus que cela puisqu’il transfère un genre dans un nouveau registre, celui de la science-fiction. Un film de science-fiction certes mais qui cherche à nous tromper en se référant à des faits réels.


Apollo 18 est un film intéressant, qui joue autant sur les genre que sur le traitement de l’image. Une belle prouesse technique et cinématographique. A découvrir ne serait-ce que par curiosité.


APOLLO 18

☆☆☆☆

16/20




Réalisé par : Gonzalo Lopez-Gallego
Casting : Warren Christie, Lloyd Owen
Genre : Science-fiction, Horreur, Faux reportage
Durée : 1h30
Sortie en salle : Septembre 2011
Titre original : Apollo 18
Origine : USA – Canada

Fright Night 2011

☆☆☆☆☆
15/20


Remake de Vampire vous avez dit Vampire ? (Fright Night) sorti en 1985 et réalisé par Tom Holland, Fright Night 2011 remet ce classique au goût du jour. C’est Craig Gillespie (Monsieur Woodcock, United States of Tara – Saison 1) qui s’est attaqué à cette nouvelle version. Côté casting on retrouve Colin Farrel dans le rôle de Jerry Dandrige, Anton Telchin dans celui de Charley Brewster, Toni Colette dans celui de la mère de Charley et David Tennant dans le rôle du célèbre chasseur de vampire, ou presque : Peter Vincent.


Synopsis :
Lorsque Charley Brewster rencontre son nouveau voisin, il a immédiatement un a priori négatif sur lui. C’est sans compter sur son ami Evil Ed qui lui met en tête qu’un vampire sévit dans la région. Un doute qui va rapidement laisser place à la certitude, le voisin Charley, Jerry Dandrige est un vampire…


Critique :
Fright Night 2011 est un remake intelligent : les défauts du film original sont effacés même si certaines qualités de la vieille version n’ont pas été retenues.
Côté scénario, rien à changer si ce n’est les lieux, forcément plus modernes. Craig Gillespie plante le décor de son film à Las Vegas, ville de tous les excès et dans laquelle « performe » le célèbre magicien tueur de vampire : Peter Vincent. Le récit est aussi plus dynamique mais cela est inhérent à tous les remakes.

Ce qui est plaisant c’est que les personnages ont été développés. Le film prend plus de temps à mettre les choses en place. Du coup on connait mieux Charley et Amy (Imogen Poots). Le personnage de Peter Vincent a également été approfondi, fini le présentateur bidon, un peu fade, place à un spécialiste de la grande illusion et des créatures fantastiques. Jerry, Colin Farrel, est lui aussi plus charismatique mais un peu moins « vampire classique ». Son aspect changeant a été conservé avec les effets améliorés bien évidement.

Autre qualité du remake c’est de ne pas suivre le déroulement exacte du Fright Night de 1985. Certains détailles sont changés, laissant un peu plus de suspens au film. Ce que Craig Gillespie n’a pas gardé c’est le côté « irrésistible » du vampire et l’attrait qu’il peut y avoir entre Jerry et Amy. En règle générale, si les personnages sont plus développés, leurs relations sont plus sommaires, la place étant laissée à l’action.

Le film est assez prenant, mêlant humour, action et tension. Le côté comédie est plus présent que dans l’ancien. Ceux qui ont vu Fright Night 1985 ne seront pas déçu et auront quelques bonnes surprises. Les autres découvriront un Xième film de vampire, réussi qui leur donnera peut-être l’envie de découvrir l’original. Et puis le film ne tombe pas dans un registre trop teenager, ce qui change de ce qui nous est proposé dernièrement.

Ce remake de Fright Night aura au moins eu le mérite d’actualiser un classique du genre, permettant à une nouvelle génération de découvrir la vie de Charley, un ado qui a pour voisin…un vampire.


Bref, Fright Night 2011 (ou Vampire vous avez dit Vampire dans la version française originale) est une bonne surprise. Même s’il manque le charme et le côté chic typiques du film de 1985, Craig Gillespie le renouvelle sans le modifier.


FRIGHT NIGHT – 2011

☆☆☆☆☆

15/20

Réalisé par : Craig Gillespie
Casting : Colin Farrell, Anton Yelchin, Imogen Poots, David Tennant, Toni Collette, Christopher Mintz-Plasse
Genre : Epouvante-horreur
Durée : 2h00
Sortie en salle : Aout 2011
Titre original : Fright Night
Titre québécois : Vampire, vous avez dit Vampire ?
Origine : USA – GB

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