Débats

Pour changer un peu des critiques, je vous propose un montage vidéo bien fait et amusant, qui met les dialogues de la bande-annonce de Pirates des Caraïbes : La Fontaine de jouvence sur des images de Star Wars. Un montage créé par l’équipe de Halluciner.fr . Mais cette vidéo pose également la question de la conception d’un scénario à Hollywood. Je vous laisse regarder la vidéo puis on en reparle.

Si un tel montage est possible tout en paraissant un minimum crédible, est-ce que cela ne montre pas la pauvreté des scénarios dans le cinéma Hollywoodien ? Est-ce que ces films ne nous servent pas une construction de récits identiques à chaque fois ? La quête de la force et la quête de la jeunesse ne sont-elles pas un des nombreux exemples de scénarios identiques, mis à d’autres sauces et servis par Hollywood au grand public ? Une sorte de fast-food où seul la sauce et la rondelle de tomates en plus laissent penser qu’on a un burger complètement différent ?
Hé bien, ma réponse pencherait plutôt vers le non. Alors oui, il y a des points communs, oui, il y a des scénarios qui se ressemblent au niveau de leur construction. Mais est-ce pour autant que le film manque d’originalité, de trouvailles ? Je ne crois pas. Et puis il suffit de se pencher sur les théories du récit pour se rendre compte que tout récit, quel qu’il soit, peut être ramené à un schéma plus ou moins universel.
Prenons le schéma actantiel proposé par A. J. Greimas en 1966 :

Nous pourrions, de façon très rapide et très simpliste, compléter ce schéma avec les deux récits qui composent cette fausse bande-annonce (Star Wars et Pirates des Caraïbes). Pour Star Wars, nous pourrions appliquer le schéma de la sorte :

  • Sujet : Anakin
  • Objet de la quête : la maîtrise de la force
  • Destinataire : Anakin, les Jedis, le bien
  • Émetteur : ceux qui croient en Anakin
  • Adjuvants : Obiwan Kenobi, Joda, Padmé
  • Opposants : Les Siths

Pour Pirates des Caraïbes : la Fontaine de Jouvence voici un schéma qui pourrait être proposé :

  • Sujet : Jack Sparrow
  • Objet de la Quête : La jeunesse éternelle
  • Destinataire : lui-même (Jack)
  • Émetteur : Lui-même
  • Adjuvants : Sa boussole, son équipage,…
  • Opposants : Barbe Noir, le Roi d’Espagne, Barbossa

Voici comment nous pourrions traiter ces récits avec le schéma de Greimas. Enfin, pas tout à fait. Car ce schéma varie selon le point de vue que l’on adopte. Si nous preonnons le point de vue des Siths, les Jedis sont les opposants. Du point de vue du Roi d’Espagne et de la couronne d’Angleterre, Jack Sparrow est un opposant,… Et puis, les récits ne sont pas aussi simples. Du point de vue des Jedis par exemple, Anakin est un adjuvant avant de se transformer en un opposant. Idem pour Jack Sparrow et le capitaine Barbossa qui devient un adjuvant.
Le schéma actantiel de Greimas éclipse donc certaines complexités du scénario, le réduisant à un point de vue et ne tennant pas compte de l’évolution qu’il peut y avoir dans les rôles. Un point commun que ce schéma partage avec les bandes-annonces. Les bandes-annonces ont pour but premier de nous intéresser au film et de nous amener à le voir. Mais elle ne doit pas tout révéler sur la complexité du récit. C’est pourquoi, comme le schéma de Greimas, elle réduit le film à sa plus simple expression, à une vision minimaliste du scénario. Cela est volontaire, dans le but de susciter notre curiosité sans tout nous dévoiler.
Les bandes-annonces sont donc une version hyper simplifiée du film. Et à l’instar de Greimas qui applique la simplicité de son schéma à tous les récits, il est possible de mixer une bande annonce à des images d’un autre film puisqu’elle efface bien souvent toutes les complexités scénaristiques qui le constituent.

Ce genre de montage n’est donc pas un signe de la pauvreté scénaristique des films Hollywoodien. Il illustre tout au plus les mécanismes de simplifications mis en place par les publicitaires pour parvenir à créer une bande-annonce.
Je vous laisse sur cette petite réflexion. A bientôt ;)
(Je précise que cette vidéo n’est qu’un prétexte à l’article et que je ne juge pas ici le travail fait par l’équipe de Halluciner.fr que je trouve génial).

Alors que le septième art rivalise de créativité pour nous faire voyager dans des univers aussi vastes que variés, il semblerait qu’à Hollywood, pour gagner des lettres de noblesses, un genre soit incontournable : le biopic ou plus largement les films inspirés de faits réels, mettant en scène des personnages qui ont réellement existé.
Les dernières nominations aux Oscars illustrent ce phénomène. Les films les plus cités sont : Le Discours d’un Roi, 127 Heures, The Social Network, The Fighter pour ne citer que ceux là. Des films qui sont tous tirés de faits réels voire de biographies. Que ce soit les acteurs, le réalisateur ou le film, tous concourent dans ces même catégories pour obtenir la prestigieuse statuettes.

Il suffit également d’aller faire un tour des récompenses de ces dernières années pour se rendre compte que le phénomène est bien présent : Oscar du meilleur acteur pour Sean Penn pour Harvey Milk (2009), Forrest Whitaker pour Le Dernier Roi d’Ecosse (2007), Philip Seymour Hoffman pour Truman Capot (2006) et Jamie Foxx pour Ray (2006). Côté meilleur actrice on citera Marion Cotillard pour la Môme (2008) et Reese Witherspoon pour Walk The Line (2006).
Et puis on en va citer les récompenses attribuées à The Social Network, The Fighter, Le Discours d’un Roi aux derniers Golden Globes.

Alors oui, c’est vrai il n’y a pas que ces catégories. Si l’on regarder les derniers Oscars du meilleur film il n’y a pas de quoi créer la polémique et y voir une préférence pour le genre : Démineurs, Slumdog Millionaire (quoi que tous deux ne soient pas si éloignés que ça de la réalité), No Country for Old Man, Les Infiltrés et Collision (pour remonter jusqu’en 2006).

Donc, contre exemple à l’appuie, on peut dire qu’il ne suffit pas de faire un biopic ou un film tiré de faits réels pour être récompensé. Toutefois, on notera que pour un acteur, son talent sera plus facilement reconnu lorsqu’il aura incarné un personnage « historique » et non fictif.
Pourquoi ? Peut-être parce qu’on juge plus difficile de coller à une réalité, à une personnalité existante qu’à un personnage de fiction qui, il est vrai, laisse une plus grande marge de manoeuvre dans l’interprétation. Néanmoins, je ne pense pas qu’un acteur s’implique moins dans un rôle fictif. Donc cette justification me semblerait trop simpliste.

Alors doit-on parler d’un phénomène de mode ? Je pense que oui. Disons plutôt que la mode n’est plus à la « vrai fiction », jugée trop populaire. Et donc les bobos d’Hollywood, préfèrent un cinéma plus « relevé ». Et, le bipoic, et autres dérivés, constituent ce juste milieu entre cinéma d’auteur et cinéma populaire. Une manière, je pense, de diminuer l’écart « intellectuel » qu’il y a entre le festival de Cannes et les Gloden Globes pour ne donner qu’un exemple caricatural. Il ne s’agit que d’un enjeux de considération et une volonté de se montrer aussi brillant et respectable que le « concurrent ».

Bien sûr je ne prétends pas détenir la vérité, ni apporter la réponse définitive et encore moins complète. Et puis, ma question de départ ne se fonde que sur quelques observations peu représentatives des nombreuses récompenses décernées dans le 7ème art. Néanmoins, je trouvais intéressant de susciter le débat et particulièrement autour d’un genre que ‘apprécie particulièrement : le biopic.

Alors le biopic a-t-il les faveurs d’Hollywood ? Je pense qu’en ce moment oui mais qu’il ne s’agit que d’une passade. Et vous, quel est votre avis sur le sujet ? Le biopic est-il un genre incontournable pour parvenir à décrocher les plus hautes récompenses du cinéma ?

Harry Potter, une épopée, une aventure qui va (enfin?) prendre fin d’ici quelques mois. Lors de la sortie d’Harry Potter et les Reliques de la Mort – 1ère partie je n’avais pas pris la peine d’écrire une critique. Pourquoi ? Parce que je n’avais pas envie de faire un plaidoyer ou un réquisitoire pour ou contre ce film mais plutôt aborder la saga dans son ensemble.

Petite critique des Reliques de La mort première partie pour commencer. D’abord, première surprise, David Yates a eu besoin de deux films pour raconter le final de l’histoire d’Harry Potter. On se demande bien pourquoi puisque les six films, moyennant un petit effort au niveau du scénario et une indulgence des fans, auraient pu être résumé en deux films. De plus, ce cher réalisateur a eu besoin de deux films de plus de heures pour raconter le final. Hors, je ne veux pas le décevoir ni me mettre à dos les fans, mais pendant ce premier film on se fait royalement ch… enfin on s’éclate pas des masses quoi. Il ne se passe pas grand chose, Harry, Ron et Hermione passent leur temps à transplaner, nous gratifiant de leur mauvais jeu d’acteur et de leur personnage sans aspérité, sans psychologie. Tout ça pour 10 minutes (intéressantes) de film situées tout à la fin où il faut de surcroît (attention spoiler) sacrifier un petit bonhomme du nom de Daubbie, tout ça pour justifier une scène plus tendue avec un peu plus d’action (le pauvre). Voilà mon avis pour le dernier film. Je pense qu’il n’est pas nécessaire d’aborder la réalisation plus que moyenne de David Yates et ses enchaînements à deux sous pour comprendre ce que je pense [de cette escroquerie cinématographique] de ce film.

Mais plus globalement j’aimerais revenir sur la saga. Hé oui, parce que malgré tout, j’ai vu tous les films (sauf celui qui n’est pas sorti bien entendu). Pourquoi ? Parce qu’il y avait un phénomène de mode autour du film, parce que j’aime bien laissé leur chance à des sagas en espérant qu’elles m’emportent après 1, 2, 3,.. films (ce qui a été le cas avec Harry Potter). Bref pour un tas de raisons mais pas les livres, vu que je ne les ai pas lu.
Autant vous dire tout de suite, L’école des Sorciers et La Chambre des Secrets étaient pour moi les plus mauvais films de la saga (peut être battus par la première partie des Reliques de la Mort, je suis encore indécis à ce sujet ;) ). Peut-être parce qu’il y avait un « choc générationnel ». Harry et ses copains entraient à peine dans l’adolescence et moi j’étais déjà un rebelle qui pensait en être sorti. Alors le trio de nonnes (Harry, Ron et Hermione) ne m’avait pas emballé plus que ça. Mais bon Chris Columbus avait eu l’audace de s’attaquer à une adaptation que beaucoup de fans attendaient avec l’espoir que le film soit fidèle au livre,… comme pour chaque adaptation de best seller. Et puis, c’est lui qui a du donner corps aux personnages, aux lieux, au récit,… Donc de ce point de vue bravo car je pense que son objectif était rempli.

Après, il y a eu Le Prisonnier d’Azkaban. C’est avec ce troisième film d’Alfonso Cuaron que j’ai accroché (pas pour longtemps malheureusement) à la saga. Les personnages étaient plus mûrs, les aventures devenaient moins enfantines et la bande d’Harry semblait prendre de l’assurance et à avoir du caractère. Et puis prendre Gary Oldman pour jouer le rôle de Sirius Black était une idée de génie, puisque j’ai vraiment accroché au personnage qui proposait quelque chose d’intéressant et de moins naïf.

Ensuite est sorti La Coupe de Feu, réalisé par Mike Newell.Un épisode intéressant mais qui pour moi est celui qui se détache le plus de la maigre intrigue principale. Néanmoins, je l’ai beaucoup apprécié. Il était plus fantastique, mieux construit au niveau de l’intrigue, plus dynamique que les deux premiers. C’est donc avec plaisir que j’avais vu, et revu ce film.

On peut donc dire qu’après quatre films, malgré un début plutôt négatif, mon avis sur la saga avait bien remonté la pente et que la suite s’annonçait plutôt bien.

Même le cinquième film, L’Ordre du Phoenix, m’a plutôt plu. Moins punchy mais plus sombre, il m’avait, à l’époque séduit même si je trouvais que la trame principale était, une fois de plus, placée au second plan et qu’au final, on avançait pas beaucoup. Là aussi, j’avais accroché avec l’un des personnages, celui de Bellatrix Lestrange joué par l’excellente Helena Bonham Carter. Un personnage maléfique, fou, noir, qui selon moi est bien plus intéressants que tout le reste de la bande à Voldemort (oups j’ai dit son nom) lui y compris. Donc, un film que j’ai apprécié pour son atmosphère mais qui m’a laissé un goût de trop peu au niveau du récit.

Et puis, c’est le coup de grâce : le sixième film. Harry Potter et le Prince de sang mêlé a été pour moi une véritable déception. Pour rappelle voici ce que j’en ai dit à l’époque de sortie en salle :

Harry Potter et le Prince de sang-mêlé est ce qu’on peut appeler une grosse déception où un retour en arrière. Si les 2 – 3 derniers films avaient réussi à embarquer certains sceptiques, celui-ci casse cette montée en puissance de « l’intrigue » générale. Ce sixième volet se rapproche plus de Hannah Montana et ses histoires d’amour. Qui est amoureux de qui ? [Qui couche avec qui] qui embrasse qui ? Vous saurez tout dans ce sixième film !
Trêve d’ironie, le problème de ce film est que David Yates a fait d’Harry Potter et le Prince de sang-mêlé une histoire de cœur, cachant le peu d’action dans une réalisation dynamique. Les images proposées, la manière dont les choses sont filmées font tout pour oublier à quel point l’histoire est plate. D’ailleurs il n’y a que la dernière demi-heure qui est intéressante.
Un second défaut de ce volet c’est le fait que les acteurs semblent s’ennuyer comme des rats morts. Bien évidement il ne faut pas généralisé mais pour ce qui est d’Harry, Hermione et Ron on sent clairement l’envie de passer à autre chose. Ils ne sont pas du tout impliqués et leurs mimiques faciales sont aussi expressives que celles d’un ver de terre.

Et bingo, incroyable coup de force, de génie ou autre, David Yates a réussi, avec beaucoup de millions, à faire encore moins bien pour le septième film.

Alors pourquoi Harry Potter ne m’a t-il jamais totalement convaincu?
Tout d’abord parce que le scénario, l’histoire est trop basique. On a l’impression de se retrouver devant le schéma actanciel de Greimas réduit à sa plus simple expression : le héros a une quête à remplir et pour cela il a des adjuvants (amis Ron et Hermione ainsi que quelques autres) et des opposants (le méchant Voldemort et sa gang comme on dirait au Québec). Voilà Harry Potter résumé. Pour rendre cela plus intéressant, on habille la trame principale de petites énigmes, embuches secondaires qui ne sont pas plus intéressantes que nécessaires.
Ensuite, les personnages, surtout Harry, Ron et Herminone sont vraiment fades. Harry fait semblant d’être mature en poussant quelques petits coups de gueule de temps en temps et en imposant certaines décisions. Ron nous fait ses cacas nerveux à chaque fois, ne parlant plus ou presque à ses amis. Et, Hermione, est la miss parfaite qui n’apporte rien appart ses quelques formules magiques qu’elle est la seule à utiliser. Bref, comme je vous l’ai dit, à part Sirius Black, Beatrix Lestrange auxquels je rajoute Severus Rogue que je trouve vraiment géniaux et dignes d’une telle saga, les autres ne sont que de fades créations un peu à l’image de Frodon Saquet et ses amis Sam et Legolas. Bref des personnages à peine secondaires si ce n’est de troisième plan dans un film qui se respecte.
Enfin, critère plus cinématographique, les changements de réalisateurs n’ont rien fait pour arranger les choses et donner une cohésion à la saga. Changement de décors, de conception artistique,… que de mauvais choix pour un projet d’une telle ampleur.

Pour conclure je voudrais dire que plus qu’une mauvais saga, les aventures d’Harry Potter sont avant tout une déception même si je n’ai pas lu les livres. Je pense qu’il y aurait eu la possibilité de faire quelque chose de plus abouti, de plus cohérent, de plus structuré et surtout sans fioritures. Maintenant, je dois dire que la bande-annonce des Reliques de la Mort première partie m’avait plutôt séduite. Et comme la plupart des extraits présentés n’étaient pas dans ce premier film du chapitre final, je dois en conclure que le deuxième film, nous réserve [le mois mauvais] le meilleur pour la fin.

Merci à ceux qui auront pris la peine de lire cet article certainement aussi long, ennuyeux et mal construit que les films dont il traite ;) .

Hier soir je suis tombé sur l’émission Cinémas de Serge Moati diffusée sur France 5 et rediffusée sur TV5. Dans cette émission, Moati posait une question : Les séries télé sont-elles plus forte que le cinéma ? Autrement dit qu’est-ce qui fait que les séries marchent tellement et sont-elles entrain de supplanter le cinéma en qualité et créativité ?

Pour répondre à cette question, plusieurs personnalités étaient présentes avec des avis divers et variés. En les écoutants je me suis demandé ce que vous en pensiez-vous ? Regardez-vous beaucoup de séries télé ? Vous arrive t-il de vous enchaîner des épisodes pendant une soirée, un jour, un weekend ? Que pensez-vous de leur qualité ? de leur originalité ? Et par rapport au cinéma que vous apporte t-elles ou quels sont leurs lacunes ?

Pour ma part, je dois vous dire que je suis plutôt accro aux séries télé américaines : Dr. House, V, The Walking Dead, Desperate Housewives, Twin Peaks, Misfits, The Vampires Diaries,… Un véritable drogué quoi.
Ce qui est remarquable dans les séries c’est leur capacité à créer le suspense à chaque épisode, à donner envie à regarder le suivant,…Elles font en 40 minutes ce que des films on bien du mal à faire en 1h30. Et plus il faut avouer que celle-ci proposent souvent de très bons castings avec des acteurs peu connus mais de qualité.

Leur inconvénient, proposé souvent des personnages stéréotypés. Je pense aux séries policières qui présente souvent les mêmes personnages aux mêmes origines sociales. D’autres proposent des personnages relativement « clean », j’entends par là qui manque faiblesses humaines, de failles sentimentales ou qui sont les représentations du gendre, du fils, de fille, de la femme, de l’homme idéal, mais aussi des beaux gosses et jolies actrices qui n’ont que des qualités.
Autre défaut qu’elles peuvent avoir : les longueurs, inutiles, que seuls l’audimate et le système économique justifient. Je pense à Desperate Housewives qui tire en longueur un suspense qui ne le devient plus, qui répète les mêmes structure scénaristiques . Bref, des épisodes inutiles mais qui sont nécessaires au business des chaines de télés tels que CBS, ABC, FOX,…

Mais malgré ces défauts, les séries rassemblent des millions de téléspectateurs à travers le monde et deviennent presque incontournable dans la culture populaire. Alors sont-elles plus fortes que le cinéma ? Chacun aura son propre avis mais il faut avant tout garder à l’esprit que les modes de consommation de sont pas identiques : les séries se regarde à la télévision, dans son salon avec tout son petit confort, les films, dans des salles de cinéma qui deviennent vite inconfortable au bout de deux heures voire moins.

En tout cas, à Actucinoche, on aime et c’est pour ça qu’on essayera de vous faire découvrir régulièrement de nouvelles séries ;) . (D’ailleurs si vous avez des suggestions elles sont bienvenues).

Alors qu’un 5ème film de la saga Indiana Jones est en préparation, les rumeurs sur celui-ci vont bon train. Le célèbre aventurier, Indiana Jones, devrait, soit disant, mourir à la fin de cette nouvelle aventure pour laisser la place à son fils. Si l’idée semble séduire Steven Spielberg, George Lucas quant à lui ne semble pas apprécier cette fin.

Pourtant, le dernier film était plutôt mauvais et a été assez mal reçu par le public et les critiques. Alors pourquoi continuer à user le concept? Et puis Harrison Ford commence à se faire vieux. Pourquoi ne pas lui trouver une relève? Ou simplement terminer la saga en beauté? On ne peut pas faire du James Bond tout le temps, faire vivre les héros éternellement. Toutes les bonnes choses ont une fin et il n’y aurait aucun déshonneur à mettre un terme aux aventure d’Indiana Jones.

C’est vrai que ce personnage du 7ème art a eu un côté très plaisant, qui a d’ailleurs été repris dans d’autres films sous d’autres formes. Et comme ça a été le cas entre 1989 (La dernière Croisade) et 2008 (Le royaume du crâne de cristal) il nous manquera certainement si l’on devait mettre fin à ses aventures. Mais rassurez-vous, la rumeur a été stoppée net, Indiana Jones ne devrait pas mourir. Une bonne chose ? Je ne sais pas ! Qu’en pensez-vous ?

Comme je l’avais fait dans l’article sur Les biopics consacrés aux chanteurs, en voici un qui aborde le sport à travers le cinéma. Si le sport s’est largement répandu à la télévision avec l’amélioration des technologies, le cinéma a également trouvé dans le sport une thématique intéressante à exploiter. Voici donc une liste , non-exhaustive des films « sportifs » qui (m’) ont marqué le septième art.

Invictus

invictus

Réalisé par Clint Eastwood, Invictus retrace l’épopée de l’équipe de Rugby XV d’Afrique du Sud dans un contexte politique très tendu : fin de l’apartheid avec la libération et la victoire aux élections de Nelson Mandela. un film émouvant qui retrace l’un des plus beaux moment de l’histoire des Springbokke.

Rasta Rockett

rasta rockett

Egalement tiré de faits réels, Rasta Rockett (Cool Runnings) consacre le bobsleigh. Un film qui retrace l’histoire de quatre jamaïcains qui rêvent des Jeux Olympiques. Leurs échecs respectifs les amèneront à pratiquer une discipline peu, voire pas du tout, répandue en Jamaïque : le Bobsleigh. Un film drôle et émouvant qui ne vieillit pas malgré les années (1993).

Space Jam

space jam

Space Jam est certainement un des films qui a marqué toute une génération de jeunes basketteurs. Un film dans lequel Bugs Bunny et les autres Toons doivent affronter une redoutable équipe d’extraterrestres lors d’un match de Basket. Un match qu’ils vont préparer avec l’aide d’un des plus grands joueurs de tous les temps : Michael Jordan.

Ali

Ali

Si la masse musculaire prise par Will Smith pour rentrer dans le peau du boxeur Mohamed Ali a beaucoup fait parler d’elle pour des raisons douteuses (stéroïdes,…), Ali reste un excellent film sur la boxe et sur l’histoire de Cassius Clay, un boxer mythique qui a tout gagné dans sa carrière. Un biopic touchant réalisé par Michael Mann.

Les Chariots de Feu

ChariotsDeFeu

Avec 4 Oscars (meilleur film, meilleure bande originale, meilleur scénario, meilleurs costumes), Les Chariots de Feu reste un des rares films consacrés à l’athlétisme. Un film qui nous replonge dans le contexte de l’entre deux guerres, en 1924 aux Jeux Olympiques de Paris. Un film qui s’inspire de l’histoire vraie d’Harold Abrahams et d’Eric Liddell sorti en 1981 et réalisé par Hugh Hudson.

The Wrestler

the wrestler

Sorti en 2008, ce film de Darren Aronofsky a sonné comme une renaissance pour l’acteur Mickey Rourke qui y interprète un catcheur, Randy Robinson dit le Bélier. Un homme confronté à sa misérable vie lorsque l’heure de prendre sa retraite a sonné… The Wrestler est un film touchant qui vaut le coup d’oeil même si vous n’aimez pas le catch.

La Régate

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Je termine avec un film belge, à petit budget, qui touche à l’aviron: La régate. Un drame social sous toile sportive avec Sergi Lopez et Thierry Hancisse. Un film Bertrand Bellefroid qui voit un enfant qui se réfugie dans le sport pour fuir les violences de son père.

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En regardant Rec, je me suis posé une question : qu’est-ce qui fait que les films d’horreur tournés dans un style reportage / caméra à l’épaule (Projet Blair Witch, Rec, Paranormal Activity, pour ne citer que ceux-là) peuvent paraitre moins « angoissants » que les films tournés dans un format « classique » ?

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La réponse, je l’ai trouvée auprès d’un maître du thriller au cinéma : Alfred Hitchcock. Hitchcock distinguait la surprise (plus adaptée aux films d’horreur) du suspense. Le décalage entre ces deux registres relève de ce que le film dévoile ou non au spectateur (registre cognitif). Dans le cas de la surprise, lorsque nous regardons un film, nous en savons autant que le personnage principal. Autrement dit, on ne sait pas ce qui se cache derrière le mur, sous le lit,… C’est ce qui provoque généralement l’effet de surprise, de sursaut. Mais cet effet, a pour particularité de ne durer que quelques secondes et puis s’en va.

Le suspense quant à lui va donner davantage d’informations au spectateur. Non seulement il aura connaissance du point de vue du personnage principal, mais également de celui du monstre, du tueur,… (pour caricaturer). Cela va créer un effet d’angoisse. « Mais quel con pourquoi il fait ça ? » « Non ne va pas par là !». Toutes ces petites phrases qui nous viennent en tête lorsqu’on regarde un film découlent de ce procédé. Nous avons alors des effets de stresse, d’angoisse, qui peuvent durer, contrairement à la surprise, plusieurs minutes.

La littérature distingue souvent ces deux registres, attribuant davantage le suspense au thriller et la surprise aux films d’horreur. Mais cette distinction est un peu trop stéréotypée. En effet, il est assez rare de voir des films d’horreur ne jouant que sur la surprise. Généralement le réalisateur fait monter l’angoisse (suspense) et fini par surprendre le spectateur (surprise). D’ailleurs, souvent, la tension retombe avec la surprise. La « règle » serait plutôt de mélanger ces deux registres cognitifs.

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Cependant, les films de style reportage, caméra à l’épaule, dérogent un peu cette « règle ». Ils ont essentiellement un but : nous faire prendre la place d’un personnage dans le film. Dès lors, si en tant que spectateur nous avons la même connaissance des faits que les personnages du film, la création d’un suspense, au sens où Hitchcock l’entend, devient très difficile à créer. Les réalisateurs sont alors, presque contraints, à ne jouer que sur la surprise (sans abuser).

C’est pourquoi, les films de type « horreur reportage » manquent parfois d’angoisse et peuvent avoir du mal à captiver un certain public. Pour ma part, je trouve souvent ces films intéressants d’un point de vue artistique : réalisation, mise en scène,… mais je dois dire qu’il me manque très souvent la tension montante qui peut caractériser un bon film d’horreur. Une limite inhérente au genre « reportage » qui permet de jouer sur des effets stylistiques au détriment du suspense. Mais que ce soit dans un cas comme dans l’autre il y a d’excellents films et de d’excellents navets…

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Alors qu’Alice au Pays des Merveilles sort à peine dans les salles en Europe, tout le monde parle déjà de la prochaine adaptation Disney de Tim Burton : Maleficent.
Bien que le casting ne soit pas encore connu, on peut imaginer que Johnny Depp et Helena Bonham Carter fassent partie de l’aventure. A moins que le réalisateur ne nous surprenne.

Mais que faut-il penser de ces réalisateurs qui font sans cesse appel au même acteur ?

Le duo Depp – Burton fait recette. Après Edward aux Mains d’Argent, Ed Wood, Sleepy Hollow, Charlie et la Chocolaterie, Noces Funèbres, Sweeney Todd et Alice au Pays des Merveilles il est prévu que le duo se reforme pour un nouveau projet : Dark Shadows.
Pour ma part je n’ai rien contre le tandem. Johnny Depp est l’un des meilleurs acteurs au monde et sait nous surprendre à chaque fois. Mais le travail n’est-il pas plus facile pour le réalisateur ? Est-ce que Tim Burton ne fini pas par se reposer sur le talent naturel de son acteur fétiche ? Honnêtement, je le pense. Quand on voit son dernier film, Alice au Pays des Merveilles, on admire la prestation de Depp ainsi que la récupération de Burton surtout au niveau des décors, qu’il nous a déjà servi.

D’autres réalisateurs ont des acteurs fétiches. Avec Shutter Island, Leonardo DiCaprio a tourné pour la 4ème fois en 7 ans avec Martin Scorsese. Et les deux hommes ont 3 nouveaux projets ensemble : The Rise of Theodore Roosevelt, Sinatra et The Wolf of Wall Street. Russell Crowe, incarnant Robin des Bois, collabore pour la 5ème fois depuis Gladiator avec Ridley Scott. J’espère que le prince des voleurs saura se distinguer du gladiateur veuf qui perd la vie dans l’arène.

Voici trois exemples récents. Mais dans le monde du cinéma ils ne sont pas les seuls. Pour ma part, je suis plutôt fan des castings inédits. Si l’on part de ces 3 duos, on remarque qu’à chaque fois les films ont eu du succès. Alors la collaboration acteur – réalisateur est-elle purement artistique ? Peut-on la résumer à une amitié ? Pour ma part j’en doute un peu. Facilité et recettes sont les premiers mots qui me viennent à l’esprit. Mais ce jugement est certainement trop hâtif.

Quoi qu’il en soit, je suis pour les beaux films et peut importe le duo. Shutter Island est l’un des meilleurs films de ce début d’année, Alice loupe un peu le coche malgré son succès en salle. On n’attend plus que Robin des Bois pour trancher… ;-)

Premier article dans la catégorie débat !

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Depuis quelques temps je lis de plus en plus sur des blogs ou dans les commentaires des phrases du style « ceux qui n’ont pas vu ou lu tel film ou tel livre avant ne peuvent pas critiquer ou donner leur avis ». Autrement dit il faut une expérience dans un domaine pour émettre une opinion.

Alors qui peut critiquer un film, un livre, un produit ou un jeu vidéo ?

A mon humble avis je pense que tout le monde a droit à la parole et peut se permettre de critiquer (en bien ou en mal). Il n’y a aucune raison que certaines personnes soient plus aptes à critiquer que d’autres. Ce n’est pas parce qu’on va au cinéma chaque semaine que l’on obtient un passe droit privilégié pour donner son avis. Il en va de même avec les livres, les jeux vidéos,…

Cependant je pense que chaque lecteur se droit de définir ses propres critères de crédibilité. Chacun accorde l’importance qu’il veut à une critique. En matière de cinéma l’avis d’un cinéphile ne sera pas plus juste que celui d’un spectateur occasionnel. Cependant le poids donné à sa critique sera peut-être plus important sans pour autant être meilleure ou plus « vraie ».

Un exemple lu récemment sur un blog. La personne évoquait le film Inglorious Basterds de Tarantino et relevait un point original selon elle : le fait que certaines scènes soient abordées avec une touche d’humour. Ces propos appartiennent à la personne et je pense que nous ne sommes pas en droit de juger ce qu’elle a ressenti. Un peu plus tard, j’ai lu dans un journal un journaliste qui évoquait la même chose sauf que celui-ci relevait le fait que Stanley Kubrick avait déjà utilisé ce type de second degré dans des scènes trashs d’Orange mécanique.

On a donc ici deux personnes qui émettent un même avis et qui ont éprouvé le même sentiment à l’égard d’un film. Ces deux critiques sont légitimes mais la seconde aura certainement plus de poids dans l’esprit du lecteur.

Pour résumer je pense que lorsqu’on critique on ne sait pas se tromper. Tout le monde a le droit d’aimer ou non certaines choses. Toutefois le poids donné à un avis par le lecteur ne sera certainement pas le même.

Alors qu’en pensez-vous ? N’y a-t-il que les spécialistes qui peuvent émettre un avis ? Est-ce que toutes les critiques ont le même poids pour vous ?

A vous de juger !

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