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La Planète des singes : les origines
La Planète des Singes : les origines est un excellent film qui mélange action et réflexion, le tout saupoudré d’une belle réalisation et d’effets visuels incroyables. Un « blockbuster » intelligent qui prouve qu’il n’y a pas que les super-héros qui peuvent tenir le haut de l’affiche durant l’été.
Après La Planète des Singes de Tim Burton, c’est au tour de Rupert Wyatt de s’attaquer à ce mythe du cinéma. Mais cette fois-ci, il s’agit plutôt de traiter le commencement. Comment tout cela a-t-il débuté ?
Synopsis :
Will Rodman (James Franco) est scientifique chez Gen Sys. Son boulot, trouver le remède contre la maladie d’Alzheimer, maladie dont est atteint son père. Lorsque ses essais cliniques sur des singes tournent mal, Will se voit dans l’obligation de les arrêter et de tuer tous les cobayes. C’est alors qu’il découvre un bébé chimpanzé au fond d’une cage, César (Andy Serkis). N’écoutant que son coeur, il décide de ramener le petit chez lui. Très vite il s’aperçoit que César dispose de capacités d’apprentissage hors normes…
Critique :
La Planète des singes : les origines, est pour moi davantage un reboot qu’une préquelle. Le manque de cohérence avec les autres épisodes de la Planète des Singes est assez flagrant. Donc autant prendre le film en tant que tel et non en tant que partie de saga.
Grâce à la Performance Capture et Andy Serkis, Rupert Wyatt nous propose un singe plus vrai que nature dans son évolution. En d’autres mots, il ne faut pas s’attendre à voir un vrai chimpanzé (dans ce cas c’est raté) mais une singe évolué sans que la transformation ne soit trop radical, avec un aspect trop humain (comme dans les autres film de la saga). Pour la technique, il n’y a pas grand chose à reprocher tout comme à la réalisation de Rupert Wyatt qui nous propose de superbes plans avec une belle originalité.
Côté casting il ne pouvait pas vraiment y avoir de mauvaise surprises, James Franco étant certainement l’un des acteurs les plus doués de sa génération. Et puis choisir Andy Serkis pour interprète César était sans conteste le meilleur choix. L’acteur a depuis longtemps prouvé qu’il maîtrisait la performance capture. Un travail extraordinaire qui mérite d’être souligné car souvent oublié.
Ce qui m’a le plus dérangé c’est le manque de propos, le manque de profondeur du discours tenu dans le film. Certes il ne faut pas tomber dans de la moralité à deux sous, mais de là à n’effleurer que certains sujets comme la manipulation génétique, jusqu’où l’homme peut-il aller dans ses recherches, dans la manipulations des lois de la natures,… Oui elles y sont, mais il manque du fond pour que cela fasse écho. D’autant plus que le producteur Peter Chernin revendiquait ce côté réflexion apporté par le film en posant cette question
« Jusqu’où pouvons-nous aller sans violer les lois de la nature ? Quelle sont les limites ? »
Pour ma part, l’argumentaire ou du moins le poids des propos est un peu léger pour amener à une « véritable sensibilisation ». Maintenant je reconnais avoir attendu beaucoup à ce niveau, surtout avec un « acteur intellectuel » de la trempe de James Franco.
Autrement, le film est captivant. Le fait que l’angle d’approche soit davantage centré sur César, le singe, que sur l’homme permet une meilleure compréhension du comportement bestial dont les singes font preuve envers l’humain. Le film pose davantage de questions intéressantes sur l’appartenance et l’identité que sur les manipulations génétiques.
Et puis les 2h00 que dure La planète des Singes : les origines paraissent très courtes. On a envie d’en savoir plus, d’avoir une suite, même si dans les faits ce n’est pas nécessaire.
Bref, La Planète des Singes : les origines est un excellent film qui mélange action et réflexion, le tout saupoudré d’une belle réalisation et d’effets visuels incroyables. Un « blockbuster » intelligent qui prouve qu’il n’y a pas que les super héros qui peuvent tenir le haut de l’affiche durant l’été. À voir que vous soyez fan de la saga ou que vous soyez simplement à la recherche d’un bon film.
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