biopic

J. Edgar

☆☆☆☆
16/20


Depuis quelques années, Clint Eastwood enchaîne les films à la réalisation. Un enchaînement qui ravira les fans puisque ce maître du septième art déçoit rarement. Habitué au genre dramatique, au biopic et films historique, c’est tout naturellement qu’il nous revient avec un film sur le fondateur et grand patron du FBI J. Egdar Hoover. Dans le rôle principal, le tout aussi bon Leonardo DiCaprio, accompagné de la ravissante Naomi Watts et de Armie Hammer (The Social Network). Un film intéressant et remarquablement construit…


Synopsis :
J. Edgar relate une partie de la vie de J. Edgar Hoover, de ses débuts dans l’administration américaine, à la création du FBI, s’arrêtant essentiellement à l’enquête qui a permis au Bureau Fédéral d’Investigation de gagner sa légitimité, en passant pas ses derniers jours. Le film n’oublie pas d’évoquer la personnalité atypique et pour la moins contradictoire de patron tant admirer pour sa force de conviction que craint et redouter.


Critique :
Biopic sur le grand patron et fondateur du FBI, J. Edgar est l’un de ces films qu’on apprécie grandement à la première vision mais qui ne nous donne pas envie d’être revu tout de suite. Je m’explique.


Le film est construit sous forme de flash-back, nous retraçant les brillants débuts de J. Edgar Hoover à la tête du FBI et l’affaire qui aura permis à l’institution de gagner ses lettres de noblesses.


Clint Eastwood nous propose un film très intellectuel et creuse la psychologie des personnages. Son film répond davantage à la question qui était J. Edgar Hoover et non à ce qu’il a fait. Le scénario et les personnages sont tout en subtilité. Les personnages principaux nous sont présentés avec leurs forces, leurs faiblesses et de manière, il me semble, plutôt objective. Un film très instructif, remarquablement mis en scène et réalisé.
Les acteurs sont également impressionnants. Leonardo DiCaprio est exceptionnel, parfois méconnaissable dans le rôle principal. un personnage qui vieillit, qui mûrit, qui finalement se laisse emporter par une vision du monde hors de son temps. Une prestation exceptionnelle qui lui vaudra peut-être une reconnaissance au printemps prochain.



Là où le film pèche un peu c’est par son manque de subtilité dans la teneur des propos. On connait tous les théories conspirationnistes, les complots et autres grands secrets que les agences comme le FBI peuvent renfermer. Si Clint Eastwood expose des faits (les dossier secrets et personnel de J. Edgar qui ne seront jamais révélés) il laisse entrevoir de façon grossière les supposées complots auxquels le parton du FBI aurait pris part ou était au courant. Pour ma part, il me semble que le personnage, son attitude, les choix qu’il pose, suffisent amplement à semer le doute sur le bien fondé d’une tel agence ou du moins sur la justification de garder certains secrets.


Peut-être ces allusions grossière viennent conforter Clint Eastwood dans son soucis d’objectivité, le mettent à l’écart d’accusation de parti pris. Qui sait ? Quoi qu’il est soit, les métaphores utilisées, le développement psychologique des personnages sont des messages suffisamment éclairant sur la personnalité de J. Edgar Hoover.Les questions suscitées dans notre esprit sont claires, nulle besoin de les écrire sur le front des protagonistes.


Mais pourquoi n’ai-je pas envie de revoir le film tout de suite ? Tout simplement parce que si celui-ci est intéressant à la première vision, il comporte certaines longueurs. Essentielles à la compréhension du qui était J. Edgar Hoover, elles me deviendraient insupportable lors d’un second visionnage. Elles permettent de cerner le personnage, mais une fois cela fait, elles perdent de leur intérêt.


Au final, J. Edgar est un excellent film sur l’une des personnalités la plus influentes des États-Unis au 20ème siècle. Un film psychologique, mené de main de maître par l’excellent Clint Eastwood qui à su confier à l’un des acteurs les plus doué de sa génération un rôle à sa hauteur. Rien que pour la prestation de Leonardo DiCaprio, le film vaut le détour.


J. EDGAR

☆☆☆☆

12/20


Réalisé par : Clint Eastwood
Casting : Leonardo DiCaprio, Naomi Watts, Armie Hammer, Josh Lucas, Judi Dench
Genre : Biopic, drame
Durée : 2h15
Sortie en salle : Novembre 2011
Titre original : J. Edgar
Origine : USA

Alors que le septième art rivalise de créativité pour nous faire voyager dans des univers aussi vastes que variés, il semblerait qu’à Hollywood, pour gagner des lettres de noblesses, un genre soit incontournable : le biopic ou plus largement les films inspirés de faits réels, mettant en scène des personnages qui ont réellement existé.
Les dernières nominations aux Oscars illustrent ce phénomène. Les films les plus cités sont : Le Discours d’un Roi, 127 Heures, The Social Network, The Fighter pour ne citer que ceux là. Des films qui sont tous tirés de faits réels voire de biographies. Que ce soit les acteurs, le réalisateur ou le film, tous concourent dans ces même catégories pour obtenir la prestigieuse statuettes.

Il suffit également d’aller faire un tour des récompenses de ces dernières années pour se rendre compte que le phénomène est bien présent : Oscar du meilleur acteur pour Sean Penn pour Harvey Milk (2009), Forrest Whitaker pour Le Dernier Roi d’Ecosse (2007), Philip Seymour Hoffman pour Truman Capot (2006) et Jamie Foxx pour Ray (2006). Côté meilleur actrice on citera Marion Cotillard pour la Môme (2008) et Reese Witherspoon pour Walk The Line (2006).
Et puis on en va citer les récompenses attribuées à The Social Network, The Fighter, Le Discours d’un Roi aux derniers Golden Globes.

Alors oui, c’est vrai il n’y a pas que ces catégories. Si l’on regarder les derniers Oscars du meilleur film il n’y a pas de quoi créer la polémique et y voir une préférence pour le genre : Démineurs, Slumdog Millionaire (quoi que tous deux ne soient pas si éloignés que ça de la réalité), No Country for Old Man, Les Infiltrés et Collision (pour remonter jusqu’en 2006).

Donc, contre exemple à l’appuie, on peut dire qu’il ne suffit pas de faire un biopic ou un film tiré de faits réels pour être récompensé. Toutefois, on notera que pour un acteur, son talent sera plus facilement reconnu lorsqu’il aura incarné un personnage « historique » et non fictif.
Pourquoi ? Peut-être parce qu’on juge plus difficile de coller à une réalité, à une personnalité existante qu’à un personnage de fiction qui, il est vrai, laisse une plus grande marge de manoeuvre dans l’interprétation. Néanmoins, je ne pense pas qu’un acteur s’implique moins dans un rôle fictif. Donc cette justification me semblerait trop simpliste.

Alors doit-on parler d’un phénomène de mode ? Je pense que oui. Disons plutôt que la mode n’est plus à la « vrai fiction », jugée trop populaire. Et donc les bobos d’Hollywood, préfèrent un cinéma plus « relevé ». Et, le bipoic, et autres dérivés, constituent ce juste milieu entre cinéma d’auteur et cinéma populaire. Une manière, je pense, de diminuer l’écart « intellectuel » qu’il y a entre le festival de Cannes et les Gloden Globes pour ne donner qu’un exemple caricatural. Il ne s’agit que d’un enjeux de considération et une volonté de se montrer aussi brillant et respectable que le « concurrent ».

Bien sûr je ne prétends pas détenir la vérité, ni apporter la réponse définitive et encore moins complète. Et puis, ma question de départ ne se fonde que sur quelques observations peu représentatives des nombreuses récompenses décernées dans le 7ème art. Néanmoins, je trouvais intéressant de susciter le débat et particulièrement autour d’un genre que ‘apprécie particulièrement : le biopic.

Alors le biopic a-t-il les faveurs d’Hollywood ? Je pense qu’en ce moment oui mais qu’il ne s’agit que d’une passade. Et vous, quel est votre avis sur le sujet ? Le biopic est-il un genre incontournable pour parvenir à décrocher les plus hautes récompenses du cinéma ?

Le discours d’un roi

☆☆☆☆
16/20

C’est sans grand enthousiasme que j’ai été voir le Discours d’un roi. Pourtant le film m’a énormément plu et a été une agréable surprise. Favori des Oscars 2011, déçu des Golden Globes 2011, le film de Tom Hooper a tout pour séduire, à commencer pas un casting plus que relevé : Colin Firth, Helena Bonham Carter et Geoffrey Rush pour les principaux.

Synopsis :
Le Discours du Roi raconte l’histoire vraie du roi George VI (Colin Firth), appelé Bertie par ses proches. Son problème : il est bègue. Incappable de tenir un discours face à une assemblée, Bertie est appelé malgré lui à monter sur le trône après la mort de son père et l’abdication de son frère. Dans une période tendue, l’entre deux guerres, il se doit d’avoir une éloquence à la hauteur de ses rivaux que sont Hitler et Mussolini.
Il va alors faire appel aux services Lionel Logue (Geofrey Rush), un comédien raté qui s’est reconverti dans la thérapie du langage…

Critique :
Le discours d’un roi est un des nombreux excellents films de ce début d’année. Autant vous dire que j’avais un a priori négatif. Un biopic historique nominé aux Golden Globes et aux Oscars, il n’en faut pas moins pour réveiller en moins les fantômes du passé qui ont osé primer des films qui ne le méritent pas mais simplement parce que la tendance « bobo » est de mise.
Mais revenons à nos moutons et au film. Tout d’abord je dois dire que le jeux des acteurs est vraiment bluffant. Si Colin Firth est exceptionnel et mérite son Golden Globe (et son Oscar ?) j’ai trouvé que Geoffrey Rush était encore un cran au-dessus. Il joue avec énormément de sobriété, d’élégance. Un homme simple, sans prétention tout en parvenant à lui donner énormément de charisme. Un grand acteur au sommet de son art. A souligner aussi la performance d’Helana Bonham Carter qui retrouve dans The King’s Speech un rôle sobre, loin des délires de son répétitif mari.
Côté scénario, le film m’a emballé. Je pensais que les deux heures allaient être interminable et bien pas du tout. Le film m’a captivé d’un bout à l’autre. J’ai accroché dès les premiers instants et je ne pense pas avoir cligné des yeux une seule fois. Seule petite déception, le manque de mise en avant des enjeux. Certes Churchill est présent pour mieux contextualisé ce qui se trame à l’aube de la Seconde Guerre Mondiale. Mais je pense qu’il aurait été intéressant de mettre davantage l’accent sur les talents d’élocution de l’ennemi, à savoir Hitler.
En ce qui concerne la réalisation, je l’ai trouvé relativement simple. Les images sont très belles mais on ne peut pas dire que Tom Hooper ait fait quelque chose de grand avec Le Discours d’un Roi (un Oscar qu’il n’aura pas selon moi). Néanmoins celle-ci s’efface au profit du jeu des acteurs, des décors et du scénario.

Bref, Le Discours d’un Roi (The king’s Speech) m’a véritablement conquis. Un film intéressant qui relate une histoire vrai mais peu connue, celle du père d’Elisabeth II, l’actuelle reine d’Angleterre.



Réalisé par : Tom Hooper
Casting : Colin Firth, Geoffrey Rush, Helena Bonham Carter, Guy Pearce, Michael Gambon
Genre : Biopic, Histoire vraie, Historique
Durée : 1h50
Sortie en salle : Janvier 2011
Titre au anglais : The King’s Speech

The Fighter

☆☆☆☆
15/20

The Fighter est un film réalisé par David O. Russell (Les Rois du Désert et qui prépare l’adaptation de Uncharted au cinéma) inspiré par une histoire vraie. Gagnant de deux Golden Globes pour le meilleur second rôle masculin à Christian Bale et celui du meilleur second rôle féminin à Melissa Leo, j’ai foncé au cinéma pour me faire un avis sur ce film. Un film qui ne m’a pas déçu mais qui n’a pas suscité mon emballement. Je comprends maintenant pourquoi, sur les 6 nominations au Golden Globes, il n’en a pas gagné davantage.

Synopsis :
Dicky Eklund (Christian Bale) est un ancien boxeur de haut niveau, qui a connu la gloire, et qui a fini par sombrer dans la drogue. La seule chose qui l’occupe, c’est son demi-frère Micky Ward (Mark Wahlberg). Micky vit dans l’ombre de Dicky et est plus un faire valoir qu’un boxeur respecté. Ses combats, il a pour habitude de les perdre. Avec un entraineur, Dicky, toxicomane et une mère (Melissa Leo) qui ne pense qu’aux gains, difficile pour Micky de se faire respecter dans le milieu.
Pourtant, des évènements vont donner aux deux frères l’occasion de changer le cours de leur vie. Micky va rencontrer Charlene (Amy Adams), une jeune femme au fort caractère. Dicky, lui, va se retrouver en prison …

Critique :
The Fighter est un très bon film sur le sport. Je rassure tout de suite les non fans de box, le film se concentre davantage sur le côté humain et sur la vie des personnages en dehors du ring. Les quelques combats portés à l’écran sont relativement brefs.

Côté réalisation, David O. Russell nous propose un film propre, filmé simplement sans fioritures. Rien d’exceptionnel mais pour filmer une tranche de vie, il n’est pas nécessaire d’en faire des tonnes. Une réalisation simple au service des acteurs, de leurs émotions et de leur histoire.

Les acteurs sont très bons. Christian Bale en ancien boxeur devenu toxicomane est excellent et mérite son Golden Globe. Son personnage est charismatique et complexe. Au fond de lui il veut bien faire mais n’y parvient pas et au contraire rend les choses plus difficiles. Mark Wahlberg, campe un personnage plus en retrait, qui a pour habitude de faire ce que lui dicte sa mère et son frère. Un personnage assez réservé et humble. C’est le milieu familiale qui l’entour qui le rend intéressant.
Côté féminin Melissa Leo (mère) et Amy Adams (copine de Micky) jouent juste et sans sentimentalisme à gogo, même si ma préférence va pour la seconde, une femme qui a des convictions et dit ce qu’elle pense. Une rôle très bien interprété qui méritrait autant le Golden Globe (nominée) que son aînée Melissa Leo qui campe une mère aimante mais avide d’argent pour continuer sa vie paisiblement entourée de ses nombreuses filles.

Ce qui, selon moi, fait défaut au film c’est le fait que de nombreux films de box se sont distingués ces dernières années et tournent toujours autour de la même histoire. Je pense à The Wrestler, Million Dollar Baby ou De l’ombre à la lumière pour ne citer que les premiers qui me viennent à l’esprit. Dans ces films, le scénario est souvent le même et tourne autour des mêmes thèmes : défaite, résurrection, famille, milieu difficile,… Résultat, il est difficile pour un film comme The Fighter de se distinguer et de remporter la récompense du meilleur film ou réalisateur. Il y a un côté déjà vu, du moins au niveau des thématiques et quelque part au niveau du scénario qui font du film The Figther un bon film mais qui n’a pas su trouver le petit plus qu’il faut pour faire oublier ce qui a été fait précédemment dans le genre.

Au final, The Fighter est un très bon film, avec des acteurs qui nous livre de très belles prestations, mais auquel il aura manqué un peu d’audace, d’originalité pour en faire l’un des grands gagnants des Golden Globes. Un film à voir sans aucun doute.

Réalisé par : David O. Russell
Casting : Mark Wahlberg, Christian Bale, Melissa Leo, Amy Adams
Genre : Drame, Biopic
Durée : 1h50
Sortie en salle : Décembre 2010 (USA, Canada) Mars 2011 (France)
Titre québécois : Le coup de Grâce
Site officiel : www.thefightermovie.com

Le biopic c’est quoi ? On peut définir le biopic comme étant un film biographique sur une personne, un artiste. Le genre étant en vogue depuis quelques années, j’ai eu envie de passer en reveue quelques film biographique consacré à des chanteurs. La liste n’est pas exhaustive ! Il s’agit de quelques films que j’apprécie particulièrement ou qui ont marqué.

1. Walk de Line

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Vous ne le savez peut-être pas mais Walk de Line fait partie des mes films favoris. Tout d’abord parce que j’apprécie les morceaux de Johnny Cash mais aussi parce que les acteurs (Reese Witherspoon et Joaquin Phoenix) sont exceptionnels. Et puis ce bipoic est une vrai réussite au niveau réalisation et au point de vue de la sénarisation de la vie du chanteur.

2. Ray

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Interprété par Jamie Foxx, Ray est un biopic très émouvant sur la vie de Ray Charles, un artiste qui au delà de son talent à su faire tomber les barrières raciales grâce à sa musique.

3. I’m not there

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Porté à l’écran par Todd Haynes, I’m not there un un superbe biopic sur la vie de Bob Dylan, le chanteur folk qui a traversé des générations entières. La particularité du film est d’avoir confié à différents acteurs différentes périodes de la vie du chanteur.

Voici, en ce qui me concerne, trois excellents biopics récents. Il faut dire que c’est choix reflètent aussi mes goûts musicaux donc n’y voyez aucune objectivité dans les critères de sélection ;) .

4. La môme
Comment ne pas évoquer ce film sur la vie d’Edith Piaf qui a valu un Oscar à Marion Cotillard. Pourtant je dois vous le dire tout de suite j’ai cru mourir d’ennui en regardant le film. Je ne suis déjà pas fan d’Edith Piaf et encore moins de Marion Cotillard depuis lors. Bon je reconnais la prouesse technique de la transformation mais ça ne suffit pas à combler l’ennui.

5. Amadeus
Un film qui me rappel mon enfance car c’était l’une des seules cassettes video que j’avais quand j’ai vécu à l’étranger. Depuis, j’ai eu l’occasion de le regarder avec un oeil plus critique et plus instruit. Ce biopic sur la vie de Mozart est un très beau film bien qu’il soit relativement poétisé. Un film que je vous recommande néanmoins si vous ne l’avez pas encore vu.

Il existe encore beaucoup de biopics musicaux racontant de manière plus ou moins précise la vie des chanteurs et des artistes du monde entier. En voici quelques autres si vous êtes fan de ce genre de films: Notorious B.I.G, Soeur Sourire (si on peut la considérer comme une chanteuse :-) ), The Rose qui retrace la vie particulièrement tumultueuse de Janis Joplin, Gainsbourg,…

Pour ne pas vous laisser sur votre faim, sachez que plusieurs biopics sont prévus pour les prochaines années: Nirvana (ouf Robert Pattinson n’en sera vraisemblablement pas l’interprète), Iggy Pop (avec Elijah Wood), Sinatra (avec peut-être Johnny Depp), Jeff Buckley. Pour terminer sur une note plus dramatique sachez (ou plutôt essayez d’oublier) que très prochainement un biopic sur la longue et remuante vie de Justin Bieber serait apparemment prévu.

Voilà pour cet article très incomplet. Je suppose que vous en avez aimé d’autres alors n’hésitez pas à le signaler en commentaire et faites moi découvrir vos perles…

Invictus

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☆☆☆☆
16/20

Après Gran Torino, Clint Eastwood revient avec un nouveau film : Invictus. Avec Morgan Freeman dans la peau de Nelson Mandela et Matt Damon dans le rôle de François Pineaar, le célèbre capitaine des Springbokke, Clint Eastwood nous propose un drame historique qui vous fera découvrir un pays souvent mal connu : l’Afrique du Sud. Pour son film, le réalisateur s’est associé à Chester William, le seul noir du XV sud-africain à l’époque de faits que relatent le film.

Synopsis:
1994, l’élection de Nelson Mandela libère l’Afrique du Sud de l’apartheid. Mais cette fin n’est que théorique. La réalité met le nouveau président face à un pays où la ségrégation est toujours présente dans les mentalités. Lors d’un match de Rugby, Nelson Mandela se rend compte que son peuple n’est pas uni: les noirs supportent des équipes comme l’Angleterre alors que les blancs supportent l’équipe nationale. Pourtant l’Afrique du Sud est sur le point d’accueillir la coupe du monde 1995 de rugby à XV.

Malgré une nation démobilisée, Mandela, avec l’aide du capitaine des Springbokke, va tenter de rassembler son pays autour d’un sport, autour d’une équipe. Son objectif battre les plus grandes nations pour arriver en final de la coupe du monde 1995 afin de redorer les couleurs du drapeau arc-en-ciel et de souder son peuple…

Critique:
Basé sur des faits historiques, Invictus est un film qui vaut le détour. Morgan Freeman est exceptionnel en Nelson Mandela, un nouveau rôle à la hauteur de son talent qu’on attendait depuis quelques années. Bien que Matt Damon soit « moins présent » à l’écran que son partenaire, il n’en est pas moins habité par le rôle qui lui est confié.

Clint Eastwood propose quelques scènes magnifiques comme celles où l’équipe rend visite à des jeunes de quartiers défavorisés ou lors de leur visite de la prison dans laquelle Nelson Mandela a été incarcéré pendant 27 ans, condamné à des travaux forcés.

Bien que le film se concentre essentiellement sur les années 1994 et 1995 sous l’angle du rugby, il s’adresse néanmoins à un large public. Je dirais même qu’il plaira davantage à ceux qui ne connaissent pas cette époque du rugby. La coupe du monde est l’enjeu du film et ceux qui en connaissent l’issue ressentiront peut-être moins la tension et le suspense qui s’accroit petit à petit.

A noter également une superbe bande-originale qui mélange musiques traditionnelles et modernes.

Comme à son habitude, Clint Eastwood nous propose un film en toute simplicité, mettant l’accent sur les relations humaines et l’émotion. De plus, le film a le mérite de sensibiliser le spectateur à un pays qui a vécu une ségrégation forte et qui a su s’unir au fur et à mesure des années.

Bref, un film historique plein d’émotions qui s’adresse à un grand public et qui vous donnera envie d’en savoir plus sur Nelson Mandela et la nation arc-en-ciel.

Réalisé par: Clint Eastwood
Casting: Morgan Freeman, Matt Damon
Genre: Drame, Historique
Durée: 2h10
Sortie en salle: Janvier 2010
Le site officiel: http://invictusmovie.warnerbros.com/

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