histoire vraie

Alors que le septième art rivalise de créativité pour nous faire voyager dans des univers aussi vastes que variés, il semblerait qu’à Hollywood, pour gagner des lettres de noblesses, un genre soit incontournable : le biopic ou plus largement les films inspirés de faits réels, mettant en scène des personnages qui ont réellement existé.
Les dernières nominations aux Oscars illustrent ce phénomène. Les films les plus cités sont : Le Discours d’un Roi, 127 Heures, The Social Network, The Fighter pour ne citer que ceux là. Des films qui sont tous tirés de faits réels voire de biographies. Que ce soit les acteurs, le réalisateur ou le film, tous concourent dans ces même catégories pour obtenir la prestigieuse statuettes.

Il suffit également d’aller faire un tour des récompenses de ces dernières années pour se rendre compte que le phénomène est bien présent : Oscar du meilleur acteur pour Sean Penn pour Harvey Milk (2009), Forrest Whitaker pour Le Dernier Roi d’Ecosse (2007), Philip Seymour Hoffman pour Truman Capot (2006) et Jamie Foxx pour Ray (2006). Côté meilleur actrice on citera Marion Cotillard pour la Môme (2008) et Reese Witherspoon pour Walk The Line (2006).
Et puis on en va citer les récompenses attribuées à The Social Network, The Fighter, Le Discours d’un Roi aux derniers Golden Globes.

Alors oui, c’est vrai il n’y a pas que ces catégories. Si l’on regarder les derniers Oscars du meilleur film il n’y a pas de quoi créer la polémique et y voir une préférence pour le genre : Démineurs, Slumdog Millionaire (quoi que tous deux ne soient pas si éloignés que ça de la réalité), No Country for Old Man, Les Infiltrés et Collision (pour remonter jusqu’en 2006).

Donc, contre exemple à l’appuie, on peut dire qu’il ne suffit pas de faire un biopic ou un film tiré de faits réels pour être récompensé. Toutefois, on notera que pour un acteur, son talent sera plus facilement reconnu lorsqu’il aura incarné un personnage « historique » et non fictif.
Pourquoi ? Peut-être parce qu’on juge plus difficile de coller à une réalité, à une personnalité existante qu’à un personnage de fiction qui, il est vrai, laisse une plus grande marge de manoeuvre dans l’interprétation. Néanmoins, je ne pense pas qu’un acteur s’implique moins dans un rôle fictif. Donc cette justification me semblerait trop simpliste.

Alors doit-on parler d’un phénomène de mode ? Je pense que oui. Disons plutôt que la mode n’est plus à la « vrai fiction », jugée trop populaire. Et donc les bobos d’Hollywood, préfèrent un cinéma plus « relevé ». Et, le bipoic, et autres dérivés, constituent ce juste milieu entre cinéma d’auteur et cinéma populaire. Une manière, je pense, de diminuer l’écart « intellectuel » qu’il y a entre le festival de Cannes et les Gloden Globes pour ne donner qu’un exemple caricatural. Il ne s’agit que d’un enjeux de considération et une volonté de se montrer aussi brillant et respectable que le « concurrent ».

Bien sûr je ne prétends pas détenir la vérité, ni apporter la réponse définitive et encore moins complète. Et puis, ma question de départ ne se fonde que sur quelques observations peu représentatives des nombreuses récompenses décernées dans le 7ème art. Néanmoins, je trouvais intéressant de susciter le débat et particulièrement autour d’un genre que ‘apprécie particulièrement : le biopic.

Alors le biopic a-t-il les faveurs d’Hollywood ? Je pense qu’en ce moment oui mais qu’il ne s’agit que d’une passade. Et vous, quel est votre avis sur le sujet ? Le biopic est-il un genre incontournable pour parvenir à décrocher les plus hautes récompenses du cinéma ?

Sanctum

☆☆☆☆
15/20

Inspiré d’une histoire vraie, Sanctum est un film riche en images et en émotions qui vous plongera au coeur de la spéléologie. Le casting n’est pas des plus relevés ( Ioan Gruffudd, Richard Roxburgh, Rhys Wakefield) et le réalisateur, Alister Grierson, en est à son premier film de grande ampleur. Pourtant, Sanctum est un film qui vous fera voyager dans les entrailles de la terre et qui ne vous laissera pas insensible.

Synopsis :
Au coeur de la forêt vierge de la Nouvelle-Calédonie, l’équipe de Franck McGuire cherche à explorer la grotte d’Esa Ala dans laquelle aucun être humain n’a encore mis les pieds. Avec son équipe, Franck tente de mettre à jour le réseau sous-terrain de cette grotte partiellement inondée. Spéléologues et plongeurs expérimentés, Franck, son fils et le reste de son équipe se retrouvent surpris pas un ouragan qui frappe l’île. Les eaux montent rapidement et l’entrée de la grotte se bouche rapidement. Bloqué à l’intérieur d’un grotte inexplorée, Franck et son équipe vont devoir prendre les risques nécessaires pour sauver leur vie ou du moins la prolonger…

Critique :
Sanctum est un film inspiré d’une histoire vrai. A la base, Andrew Wight, spéléologue, s’est retrouvé coincé pas la montée des eaux lors d’une expédition en Australie. Heureusement, dans cette histoire vraie, tout le monde s’en est sorti indemne. Suite à cela, le spéléologue a voulu tirer un récit de son aventure dont le résultat est Sanctum.

Sanctum est donc inspiré d’une histoire vrai bien que celle-ci soit légèrement plus trash que la réalité. Au programme : vie, mort, stresse, inconscience, sacrifie. Des cordes faciles qu’il suffit de toucher pour susciter de l’émotion chez le spectateur. Néanmoins le côté réaliste de Sanctum donne une ampleur au film et à la tragédie que les personnages sont en train de vivre.
Le film est très bien réalisé. Les images sont superbes et le jeu de lumière, plus particulièrement dans les scènes sous-marines, est majestueux. De plus, on voit que celui-ci s’est très bien documenté d’un point de vue technique sur la spéléologie et sur la plongée en grotte. Il ne commet que très peu d’erreurs ce que les fans de spéléologie apprécieront particulièrement même si l’aventure leur paraîtra un peu triviale et peu réaliste. Rien d’étonnant quand on sait que le producteur exécutif n’est autre que James Cameron.
Les acteurs manquent un peu de charisme. Autant vous le dire tout de suite, je n’ai jamais été fan du jeu d’acteur de Ioan Gruffudd (Les 4 Fantastiques) qui une fois de plus est assez médiocre dans un rôle sans profondeur. Toutefois, le personnage de Franck est intéressant : un homme froid, cartésien, qui tente de sauver ses camarades et son fils en laissant ses émotions de côté.

Bref, Sanctum est joli film qui propose de très belles images et qui plaira aux amoureux de spéléologie et de plongée. Les autres trouveront leur compte même si le film risque de leur paraître plus tapageur.

Réalisé par : Alister Grierson
Casting : Ioan Gruffudd, Richard Roxburgh, Rhys Wakefield, Alice Parkinson
Genre : Aventure, Drame
Durée : 1h45
Sortie en salle : Février 2011

Le discours d’un roi

☆☆☆☆
16/20

C’est sans grand enthousiasme que j’ai été voir le Discours d’un roi. Pourtant le film m’a énormément plu et a été une agréable surprise. Favori des Oscars 2011, déçu des Golden Globes 2011, le film de Tom Hooper a tout pour séduire, à commencer pas un casting plus que relevé : Colin Firth, Helena Bonham Carter et Geoffrey Rush pour les principaux.

Synopsis :
Le Discours du Roi raconte l’histoire vraie du roi George VI (Colin Firth), appelé Bertie par ses proches. Son problème : il est bègue. Incappable de tenir un discours face à une assemblée, Bertie est appelé malgré lui à monter sur le trône après la mort de son père et l’abdication de son frère. Dans une période tendue, l’entre deux guerres, il se doit d’avoir une éloquence à la hauteur de ses rivaux que sont Hitler et Mussolini.
Il va alors faire appel aux services Lionel Logue (Geofrey Rush), un comédien raté qui s’est reconverti dans la thérapie du langage…

Critique :
Le discours d’un roi est un des nombreux excellents films de ce début d’année. Autant vous dire que j’avais un a priori négatif. Un biopic historique nominé aux Golden Globes et aux Oscars, il n’en faut pas moins pour réveiller en moins les fantômes du passé qui ont osé primer des films qui ne le méritent pas mais simplement parce que la tendance « bobo » est de mise.
Mais revenons à nos moutons et au film. Tout d’abord je dois dire que le jeux des acteurs est vraiment bluffant. Si Colin Firth est exceptionnel et mérite son Golden Globe (et son Oscar ?) j’ai trouvé que Geoffrey Rush était encore un cran au-dessus. Il joue avec énormément de sobriété, d’élégance. Un homme simple, sans prétention tout en parvenant à lui donner énormément de charisme. Un grand acteur au sommet de son art. A souligner aussi la performance d’Helana Bonham Carter qui retrouve dans The King’s Speech un rôle sobre, loin des délires de son répétitif mari.
Côté scénario, le film m’a emballé. Je pensais que les deux heures allaient être interminable et bien pas du tout. Le film m’a captivé d’un bout à l’autre. J’ai accroché dès les premiers instants et je ne pense pas avoir cligné des yeux une seule fois. Seule petite déception, le manque de mise en avant des enjeux. Certes Churchill est présent pour mieux contextualisé ce qui se trame à l’aube de la Seconde Guerre Mondiale. Mais je pense qu’il aurait été intéressant de mettre davantage l’accent sur les talents d’élocution de l’ennemi, à savoir Hitler.
En ce qui concerne la réalisation, je l’ai trouvé relativement simple. Les images sont très belles mais on ne peut pas dire que Tom Hooper ait fait quelque chose de grand avec Le Discours d’un Roi (un Oscar qu’il n’aura pas selon moi). Néanmoins celle-ci s’efface au profit du jeu des acteurs, des décors et du scénario.

Bref, Le Discours d’un Roi (The king’s Speech) m’a véritablement conquis. Un film intéressant qui relate une histoire vrai mais peu connue, celle du père d’Elisabeth II, l’actuelle reine d’Angleterre.



Réalisé par : Tom Hooper
Casting : Colin Firth, Geoffrey Rush, Helena Bonham Carter, Guy Pearce, Michael Gambon
Genre : Biopic, Histoire vraie, Historique
Durée : 1h50
Sortie en salle : Janvier 2011
Titre au anglais : The King’s Speech

127 Heures

☆☆☆☆☆
19/20

127 Heures est un film qui était très attendu avec tout le bien qu’on pouvait lire sur la qualité du jeu d’acteur de James Franco dans le rôle d’Aron Ralston et la belle réalisation de Danny Boyle. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le film ne m’a pas déçu.

Synopsis :
127 heures raconte l’histoire vraie d’Aron Ralston (James Franco), un américain de 27 ans passionné de sport de plein air. Lors d’un raid canyoning dans l’Utha, dans le Blue John Canyon, Aron Ralston voit sa vie basculée lorsqu’un roc de plusieurs centaines de kilos lui tombe dessus. Aron Ralston se rertouve alors avec le bras droit coincé entre le roc et la paroi du canyon. Personne ne sait où il est. Bloqué au milieu de nulle part, sa seule solution est de s’amputer son propre bras avec son couteau de poche.

Critique :
127 Heures fait désormais partie de mes films préférés. Je connaissais l’histoire d’Aron Ralston avant que Danny Boyle ne la transpose au cinéma et j’ai lu son livre « Between a Rock and a Hard Place » (Plus Fort qu’un Roc). Autant vous dire que j’attendais ce film avec une grande impatience et ce fut un vrai plaisir de le découvrir.

Tout d’abord, si James Franco est cité pour l’Oscar du meilleur acteur, ce n’est pas sans raison. Le garçon est seul à l’image pendant presque une heure trente et réussi vraiment à nous emballer. Il endosse à merveille le rôle d’Aron Ralston et nous fait ressentir la multitude d’émotions que cet amoureux de plein air a du ressentir lors de son accident. James Franco mérite de connaître la consécration pour un rôle qu’il était le seul à pouvoir endosser. Une belle performance qui je l’espère sera récompensée par un Oscar.

Côté scénario, il n’y a pas grand chose à dire, il s’agit d’une tranche de vie, d’une histoire vraie exceptionnelle qui méritait d’être connue du grand public. L’histoire d’un homme qui a dépassé ses limites pour vivre.

La réalisation de Danny Boyle est tout simplement superbe. Le réalisateur maîtrise le split-screen avec émotion. Ceux-ci sont remplis de sens, de symboles et sont utilisés sans abus. Autre élément intéressant l’agencement des photos qu’Aron Ralster prend avec son appareil photo. Pour ceux qui n’ont pas lu sont livre, celles-ci se trouvent dedans presque identiques à celles qui sont montrées dans le film ce qui montre le réalisme avec lequel Danny Boyle a réalisé son film. Enfin, l’enchaînement des plans et des séquences se fait en rythme sur la bande originale. Cela donne une belle dynamique à un huis-clos difficile à porté à l’écran. En effet, 127 heures, s’apparente à un huis-clos dans lequel il n’y a qu’un seul personnage, Aron Ralston. Il pouvait donc être difficile de donner une dynamique au film afin de ne pas lasser le public. Mais le réalisateur nous montre tout son talent en multipliant les angles de prise de vue et en parvenant à faire vivre la roche comme un personnage secondaire. Danny Boyle nous captive grâce aux éléments précités : le réalisme, le split-screen, la musique et surtout avec le talent de James Franco. Une très jolie performance qui elle aussi mérite une reconnaissance dans le septième art.

Vous l’aurez compris, 127 heures est un film qui m’a énormément plu et qui mérite d’être vu ne fut-ce que pour la beauté des images et du paysage (très restreint par moment). Evidemment, je ne suis pas très objectif étant très admiratif de ce qu’a fait Aron Ralston. Néanmoins, je pense ne pas me tromper en vous disant que ce film est magnifique, qu’il vous boulversera et qu’il sera certainement l’un des meilleurs de cette année voire de la décennie.

Réalisé par : Danny Boyle
Casting : James Franco, Amber Tamblyn, Kate Mara
Genre : Drame, Biographie, histoire vraie
Durée : 1h30
Sortie en salle : Février 2011 (France / Belgique), Janvier 2011 (Canada)
Titre au anglais : 127 hours

127 heures / 127 Hours
127 hours

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Voir la fiche du film 127 hours / 127 heures. Un film qui vaut le détour et qui raconte l’histoire vraie d’Aron Ralston. 127 heures est réalisé par Danny Boyle et sera vraisemblablement récompensé…

La mort suspendue


la mort suspendue

Alors que le film de Danny Boyle, 127 heures, sur l’histoire de Aron Ralston, grimpeur qui à la suite d’un accident de montagne a du s’amputer pour survivre, va sortir dans les salles de cinéma, je vous propose de découvrir ou redécouvrir un film du même genre sorti en 2004 : La mort suspendue.

Synopsis :
Joe Simpson et Simon Yates sont deux jeunes grimpeurs aguerris. En mai 1985, ils décident de s’attaque à un sommet du Péru : a face ouest du Siula Grande. Une face qui n’a jamais été grimpée malgré les nombreuses tentatives. Après deux jours d’escalde, Joe Simpson et Simon Yates arrivent enfin au sommet. Alors qu’ils attaquent la descente, Joe Simpson fait une chute qui lui brise la jambe. A près de 6000 m d’altitude cette blessure signifie la mort assurée.
Simon Yates, malgré sa détermination à ramener son ami, sait qu’il devra certainement l’abandonné. Et lorsque que Joe se retrouve suspendu pendant près de deux heures au bout d’une corde, Simon comprend que s’il veut espérer survivre, il n’a qu’une solution, couper la corde qui le retient à son ami, entrainant la mort de ce dernier…

Critique :
La mort suspendu est un magnifique film tiré d’une histoire vrai. La réalisation est assez originale puisqu’il n’y a presque pas de dialogues mais juste trois narrateurs qui nous raconte cette histoire surhumaine (les véritables protagonistes).
Le film est très bien filmé avec de superbes plans, très précis et qui aborde l’escalade dans toute sa beauté et sa difficulté.
Mais le film montre surtout la force mentale de l’homme qui, lorsqu’il est confronté à la mort, peut surmonter ses limites et se battre malgré les douleurs et les choix à faire. Une belle leçon de vie et d’espoir pour tous ceux qui baissent parfois trop vite les bras…

Un film sur le sport extraordinaire, réalisé par Kevin Macdonald que je vous recommande chaudement.

Vous l’avez vu ? Vous en pensez quoi ? Le geste de Simon Yates ?

Réalisé par : Kevin Macdonald
Casting : Brendan Mackey, Nicholas Aaron, Joe Simpson, Simon Yates, Richard Hawking
Genre : drame, histoire vraie
Durée : 1h40
Sortie en salle : Février 2004
Titre en anglais : Touching the Void

127 heures
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Sortie : 23 février 2011

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Après Slumdog Millionnaire, Danny Boyle revient avec une histoire vraie, celle de Aron Ralston, un sportif de l’extrême. Le réalisateur s’est d’ailleurs inspiré de la biographie du sportif intitulée Plus fort qu’un roc (Between a Rock and a Hard Place). Un film que j’attends avec grande impatience pour pratiquer certains de ces sports (mais pas au même niveau).

Synopsis:
L’histoire vraie d’Aron Ralston (James Franco), un grimpeur de haute montagne qui, à la suite d’un accident survenu dans l’Utah, dut s’amputer lui-même un bras pour survivre…

Je vous conseil de regarder la bande-annonce qui promet un film très humain avec de sublimes décors…

Réalisé par : Danny Boyle
Casting : James Franco, Amber Tamblyn, Kate Mara
Genre : drame, histoire vraie
Durée : N.C.
Sortie en salle : Février 2011
Site web : N.C.
Titre au anglais : 127 hours

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