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On y est, dans une semaine, le dimanche 5 février, les Patriots de la Nouvelle-Angleterre affronteront les Giants de New-York dans la final NFL (football américain) plus connue sous le nom de Super Bowl XLVI. Cette final sonne la revanche de la saison 2008 qui avait vu les Giants remporter le Super Bowl XLII face à ces mêmes Patriots. Une saison 2008 durant laquelle les Pats n’avaient perdu aucun match, sauf celui de la consécration : le Super Bowl. Tom Brady (quaterback des Patriots) compte bien prendre sa revanche sur Eli Manning (QB des Giants).
Plus qu’un match, le Super Bowl est une grande fête à laquelle tous les américains prennent part. Le match a lieu à Indianapolis, au Lucas Oil Stadium. Si l’ambiance y sera torride, elle le sera certainement dans tous les bars et pubs américains. Cette année, c’est Madonna qui tentera de mettre le feu durant le halftime.
Un favori ? Mon coeur de fan est pour les Patriots, maintenant les Giants les ont déjà battu deux fois cette saison. Mainenant un match de saison régulière n’est pas un match de Super Bowl et vu les matchs très médiocres des deux équipes en finale de conférence, tout reste possible. Mais…LET’S GO PATS \O/
L’Amérique a depuis longtemps su créer des légendes, des héros, des personnes ordinaires qui du jour au lendemain se retrouvent adulées, font la une de tous les journaux et passionnent les foules.
Parmi les nombreux héros américains, il y en a qui proviennent du sport. Quoi de plus naturel de retrouver l’un d’entre eux dans le sport national : le football (le football américain). Le dernier héros ou enfant chéri se prénomme Tim Tebow, quaterback des Broncos de Denver. Le jeune homme de 24 ans est devenu en quelques mois l’un des chouchous de l’Amérique puritaine.
Un sportif – Sa carrière NFL :
Drafté en 2010 par les Broncos (reprêché dans le football universitaire pour jouer en NFL), Tim Tebow a passé sa première année sur le banc des remplaçants. Peu convaincant, ce n’est qu’en 2011 qu’il a pu trouver du temps de jeu au sein de son équipe. En effet, après une fiche de 1-4 (1 victoire et 4 défaites), le jeune quaterback s’est vu offrir une chance immense en devant titulaire pour le reste de la saison. Mal parti pour se qualifier pour les playoffs du Super Bowl, Tebow est parvenu à redresser la barre offrant aux Broncos une qualification inespérée pour les playoffs. Tim Tebow séduit par son jeu risqué, n’hésitant pas à se frotter à la défense adverse, mais également par sa capacité à renverser des matchs au quatrième quart. Alors que les matchs semblent perdus, le quaterback des Broncos parvient à renverser la vapeur pour offrir la victoire aux siens.
Son moment de gloire, il le connaîtra lors des playoffs lorsqu’en prolongation, après 20 secondes seulement, il offre un touchown de 80 yards à son équipe, les qualifiants pour le tour suivant au détriment des Steelers de Pittsburgh, finaliste du Super Bowl XLV.
Un croyant – le média de Dieu :
Si le jeune quart-arrière de la NFL s’est distingué par ses qualités sportives, c’est également son attachement à la religion qui a fait couler de l’encre. En effet, le jeune homme montre ouvertement sa foi sur les terrains de football. À l’université. il indiquait le verset de la bible qui l’inspirait sur ses pommettes (voir photos).
Lors des conférences de presse, il déclare régulièrement que Dieu l’aide dans sa tâche sur le terrain, allant même à attribuer le Touchdown donnant la qualification aux Broncos Vs les Steelers à sa foi. Enfin, et plus populaire encore, sa génuflexion après un TD, désormais appelée Tebowing en son honneur.
Un geste pieux, au cours duquel il remercie Dieu. Une posture devenue célèbre auprès des américains. Militaires, touristes et même Lindsay Voon ont succombé au Tebowing.
Nulle doute qu’un jeune homme de 24 ans, croyant, affichant publiquement sa foi et défendant les valeurs chrétiennes plaise à l’oncle Sam.
Alors que faut-il de plus à l’Amérique pour construire son héros ? Hé bien une légende, une histoire hors norme, à l’américaine.
Un survivant – Les légendes se construisent dès la naissance :
En plus d’être un excellent sportif (doué pour changer la destinée d’un match) et d’être un défenseur des valeurs chrétiennes dans une société américaine puritaine, Tim Tebow est également un sur-homme, ayant défié la mort dès son plus jeune âge. Enceinte, la maman de Tim contracte une maladie pouvant mettre sa vie ainsi que celle du foetus en péril. Refusant de se faire avorter, elle accouchera d’un enfant faible, luttant entre la vie et la mort. Le père de Tebow aime raconter qu’il a prié Dieu sans relâche pour que celui-ci vienne en aide à sa famille, à son fils, lui promettant en échange de prêcher la bonne parole.
Tiens, tiens, la religion, encore. Quoi Qu’il en soit, le frêle Tim a lutté, a survécu et est devenu maintenant l’un des quaterback les plus regardé de la NFL. Un récit difficilement vérifiable, mais qui n’est pas sans rappeler celui d’un certain Captain America.
Une naissance et une vie digne des grands récits populaires, un défenseur des valeurs puritaines et un champion de sport, voilà les 3 éléments qui ont fait de Tim Tebow la personnalité NFL de cette saison 2011 – 2012. Tout au long de l’année, la presse ainsi que l’Amérique découvre cet enfant terrible, ce sportif croyant s’étant battu pour vivre. La presse ne parle que de lui et plus la saison avance, plus Tebow attire la curiosité et fait l’unanimité sur l’image saine qu’il véhicule. A l’approche des séries, Tebow est présent dans toute la presse nord-américaine et sa victoire contre les Steelers en Wild Card ne fait qu’agrandir le mythe.
Malheureusement, la machine a ripé. La vague médiatique grandissante s’est brisée nette le samedi 15 janvier au Gillette Stadium. Tebow à la tête des Broncos affrontent les Patriots de Tom Brady de 10 ans son ainé. Brady a connu la gloire et la joie de soulever le Super Bowl. 3 heures plus tard, les Broncos échouent aux Divisional Playoffs sur le score de 10-45 face aux Patriots. Triste fin pour celui qui est devenu le fils de Dieu, le fils de l’Amérique puritaine, le fils du sport, le fils d’une mère fière de son petit gars. Dès le dimanche, Tebow disparaît de la presse. Quelques articles sur sa défaite mais rien de plus. Fini les pages spéciales. Tebow n’intéresse plus, ce sont les 49ers qui font parler d’eux et leur quaterback, le vilain petit canard de ce début de saison (tien, encore une histoire populaire). Si l’ascension est belle et fulgurante, la descente peut l’être davantage lorsque le destin n’est pas de son côté. Les médias portent mais ne supportent pas.
Tim Tebow est un bel exemple de succès story américaine, crée de toute pièce par les médias qui façonnent les héros modernes et le joueur. Si le sport a ses héros, si les stades ont leurs dieux, la valeur d’un joueur, d’un sportif se mesure d’abord sur le terrain. Ceux qui l’oublient ont tendance à se brûler les ailes et retomber violemment sur terre. Si la saison de Tebow est loin d’être anodine et mérite d’être reconnue, il lui faudra reprendre 2012, en espérant qu’il retrouve la voie du succès qui lui permettra d’écrire son histoire et non de la faire écrire…
Inspiré d’une histoire vraie, Sanctum est un film riche en images et en émotions qui vous plongera au coeur de la spéléologie. Le casting n’est pas des plus relevés ( Ioan Gruffudd, Richard Roxburgh, Rhys Wakefield) et le réalisateur, Alister Grierson, en est à son premier film de grande ampleur. Pourtant, Sanctum est un film qui vous fera voyager dans les entrailles de la terre et qui ne vous laissera pas insensible.
Synopsis :
Au coeur de la forêt vierge de la Nouvelle-Calédonie, l’équipe de Franck McGuire cherche à explorer la grotte d’Esa Ala dans laquelle aucun être humain n’a encore mis les pieds. Avec son équipe, Franck tente de mettre à jour le réseau sous-terrain de cette grotte partiellement inondée. Spéléologues et plongeurs expérimentés, Franck, son fils et le reste de son équipe se retrouvent surpris pas un ouragan qui frappe l’île. Les eaux montent rapidement et l’entrée de la grotte se bouche rapidement. Bloqué à l’intérieur d’un grotte inexplorée, Franck et son équipe vont devoir prendre les risques nécessaires pour sauver leur vie ou du moins la prolonger…
Critique :
Sanctum est un film inspiré d’une histoire vrai. A la base, Andrew Wight, spéléologue, s’est retrouvé coincé pas la montée des eaux lors d’une expédition en Australie. Heureusement, dans cette histoire vraie, tout le monde s’en est sorti indemne. Suite à cela, le spéléologue a voulu tirer un récit de son aventure dont le résultat est Sanctum.
Sanctum est donc inspiré d’une histoire vrai bien que celle-ci soit légèrement plus trash que la réalité. Au programme : vie, mort, stresse, inconscience, sacrifie. Des cordes faciles qu’il suffit de toucher pour susciter de l’émotion chez le spectateur. Néanmoins le côté réaliste de Sanctum donne une ampleur au film et à la tragédie que les personnages sont en train de vivre.
Le film est très bien réalisé. Les images sont superbes et le jeu de lumière, plus particulièrement dans les scènes sous-marines, est majestueux. De plus, on voit que celui-ci s’est très bien documenté d’un point de vue technique sur la spéléologie et sur la plongée en grotte. Il ne commet que très peu d’erreurs ce que les fans de spéléologie apprécieront particulièrement même si l’aventure leur paraîtra un peu triviale et peu réaliste. Rien d’étonnant quand on sait que le producteur exécutif n’est autre que James Cameron.
Les acteurs manquent un peu de charisme. Autant vous le dire tout de suite, je n’ai jamais été fan du jeu d’acteur de Ioan Gruffudd (Les 4 Fantastiques) qui une fois de plus est assez médiocre dans un rôle sans profondeur. Toutefois, le personnage de Franck est intéressant : un homme froid, cartésien, qui tente de sauver ses camarades et son fils en laissant ses émotions de côté.
Bref, Sanctum est joli film qui propose de très belles images et qui plaira aux amoureux de spéléologie et de plongée. Les autres trouveront leur compte même si le film risque de leur paraître plus tapageur.
Réalisé par : Alister Grierson
Casting : Ioan Gruffudd, Richard Roxburgh, Rhys Wakefield, Alice Parkinson
Genre : Aventure, Drame
Durée : 1h45
Sortie en salle : Février 2011
Lance et compte

SORTIE : 26 Novembre
Le hockey est un sport national au Canada et surtout au Québec. Il est donc normal de lui consacré un film en cette période où les patinoires externes fleurissent un peu partout. Film réalisé par Frédérik d’Amours, Lance et Compte (Cogne et Gagne en France) fait suite à la série du même nom.
Synopsis :
Une petite ville du Lac Saint-Jean vibre au rythme du Hockey. Le match terminé, les joueurs du National signent des autographes et montent dans leur autobus. S’amorce alors la longue randonnée entre Roberval et Québec. Dans le courbes du mont Apica, c’ets la catastrophe. L’autobus du National capote dans une côte… Le bilan est épouvantable : la moitié de l’équipe y perd la vie. Une tâche ardue attend maintenant le National : se reconstruire.
Je vous propose de découvrir la bande-annonce qui donne vraiment envie de voir ce film. (voir aussi l’article consacré au sport dans le cinéma)
Réalisé par : Frédérik d’Amours
Casting : Marc Messier, Marina Orsini, Carl Marotte
Genre : Drame
Durée : N.C.
Sortie en salle : Novembre 2010
Site web officiel : http://lanceetcompte-lefilm.com/
Comme je l’avais fait dans l’article sur Les biopics consacrés aux chanteurs, en voici un qui aborde le sport à travers le cinéma. Si le sport s’est largement répandu à la télévision avec l’amélioration des technologies, le cinéma a également trouvé dans le sport une thématique intéressante à exploiter. Voici donc une liste , non-exhaustive des films « sportifs » qui (m’) ont marqué le septième art.
Invictus

Réalisé par Clint Eastwood, Invictus retrace l’épopée de l’équipe de Rugby XV d’Afrique du Sud dans un contexte politique très tendu : fin de l’apartheid avec la libération et la victoire aux élections de Nelson Mandela. un film émouvant qui retrace l’un des plus beaux moment de l’histoire des Springbokke.
Rasta Rockett

Egalement tiré de faits réels, Rasta Rockett (Cool Runnings) consacre le bobsleigh. Un film qui retrace l’histoire de quatre jamaïcains qui rêvent des Jeux Olympiques. Leurs échecs respectifs les amèneront à pratiquer une discipline peu, voire pas du tout, répandue en Jamaïque : le Bobsleigh. Un film drôle et émouvant qui ne vieillit pas malgré les années (1993).
Space Jam

Space Jam est certainement un des films qui a marqué toute une génération de jeunes basketteurs. Un film dans lequel Bugs Bunny et les autres Toons doivent affronter une redoutable équipe d’extraterrestres lors d’un match de Basket. Un match qu’ils vont préparer avec l’aide d’un des plus grands joueurs de tous les temps : Michael Jordan.
Ali

Si la masse musculaire prise par Will Smith pour rentrer dans le peau du boxeur Mohamed Ali a beaucoup fait parler d’elle pour des raisons douteuses (stéroïdes,…), Ali reste un excellent film sur la boxe et sur l’histoire de Cassius Clay, un boxer mythique qui a tout gagné dans sa carrière. Un biopic touchant réalisé par Michael Mann.
Les Chariots de Feu

Avec 4 Oscars (meilleur film, meilleure bande originale, meilleur scénario, meilleurs costumes), Les Chariots de Feu reste un des rares films consacrés à l’athlétisme. Un film qui nous replonge dans le contexte de l’entre deux guerres, en 1924 aux Jeux Olympiques de Paris. Un film qui s’inspire de l’histoire vraie d’Harold Abrahams et d’Eric Liddell sorti en 1981 et réalisé par Hugh Hudson.
The Wrestler

Sorti en 2008, ce film de Darren Aronofsky a sonné comme une renaissance pour l’acteur Mickey Rourke qui y interprète un catcheur, Randy Robinson dit le Bélier. Un homme confronté à sa misérable vie lorsque l’heure de prendre sa retraite a sonné… The Wrestler est un film touchant qui vaut le coup d’oeil même si vous n’aimez pas le catch.
La Régate

Je termine avec un film belge, à petit budget, qui touche à l’aviron: La régate. Un drame social sous toile sportive avec Sergi Lopez et Thierry Hancisse. Un film Bertrand Bellefroid qui voit un enfant qui se réfugie dans le sport pour fuir les violences de son père.
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